Manitoba: une dirigeante syndicale quitte son poste en évoquant du sexisme

WINNIPEG — Une dirigeante syndicale du Manitoba a démissionné de son poste en évoquant les remarques sexistes et le traitement méprisant de certains de ses collègues masculins. 

Basia Sokal en a surpris plusieurs, mardi soir, en annonçant qu’elle quittait ses fonctions de présidente du Winnipeg Labour Council deux ans après être entrée en poste.

Le Winnipeg Labour Council défend les conditions de travail des employés de la capitale manitobaine et fait partie du Congrès du travail du Canada (CTC).

Dans les 12 derniers mois, Mme Sokal affirme avoir vécu «certaines des pires expériences que l’on peut imaginer».

Elle a dit avoir une liste de six pages de choses inacceptables qui lui ont été dites — et ce, seulement par des hommes.

Certains ont fait des commentaires sur ses seins, d’autres l’ont exhortée à accepter ce qu’on lui disait.

«Vous, les femmes, vous êtes pareilles. Si vous n’aimez pas ce qui se passe, pourquoi ne quittez-vous pas?», lui aurait dit l’un d’entre eux.

Mme Sokal n’a pas donné de nom.

En entrevue, mercredi, la principale intéressée a assuré qu’elle avait soulevé le problème auprès du CTC. Elle aurait aussi parlé à des représentants du Nouveau Parti démocratique (NPD) de la province du comportement d’un homme qui était sur un comité du parti.

«Il y a plusieurs personnes (…) haut placées dans le mouvement syndical qui savaient ce qui se passait», a-t-elle confié.

«Les systèmes ne permettent pas du changement.»

Le Congrès du travail du Canada n’avait pas discuté directement avec Mme Sokal, mais il a indiqué qu’il prévoyait mener une enquête.

«Nous avons contacté Basia Sokal. Évidemment, nous voulons en savoir plus et nous voulons aussi la mettre au courant et l’informer du processus d’enquête», a indiqué Darla Deguire, la directrice régionale du CTC.

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