Marc Ranger en réflexion, «très tenté» par la présidence de la FTQ

MONTRÉAL — Un autre candidat pourrait solliciter la présidence de la FTQ, après le départ de Daniel Boyer en novembre. Marc Ranger, ancien directeur québécois du SCFP, admet être «en vraie réflexion» à ce sujet et être même «très tenté».

Mardi, Magali Picard, ancienne vice-présidente exécutive nationale de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), a fait connaître publiquement son intérêt pour la présidence de la FTQ. Si elle est élue, elle deviendra la première femme à la tête de la plus grande centrale syndicale du Québec.

À son tour, en entrevue avec La Presse Canadienne mercredi, Marc Ranger a avoué réfléchir sérieusement à la question. «C’est un peu dans mon ADN. J’ai ça dans le sang», a-t-il confié.

Du même souffle pourtant, il souligne lui-même qu’il n’y a jamais eu de femme à la tête de la FTQ, alors que Magali Picard sollicite le poste. «Ça fait partie de ma réflexion», avoue-t-il.

Il prévoit arrêter sa décision dans les prochains jours.

D’ailleurs, techniquement, il est «en vacances», bien qu’il avait annoncé sa retraite du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) en août dernier.

Deux du SCFP?

Reste que si Marc Ranger se portait effectivement candidat et était élu à la présidence de la FTQ, il risquerait de se retrouver avec le secrétaire général de la FTQ Denis Bolduc, qui vient aussi du SCFP. Est-ce possible que les numéros 1 et 2 de la FTQ proviennent du même syndicat?

À la FTQ, on répond que rien dans les statuts ne précise que les deux doivent provenir de syndicats différents. Mais ce n’est jamais arrivé que les numéros 1 et 2 proviennent du même syndicat. D’ailleurs, M. Ranger provient du secteur public du SCFP, alors que Denis Bolduc vient du secteur privé du SCFP.

Marc Ranger pourrait aussi choisir de soumettre plutôt sa candidature au poste de secrétaire général de la FTQ contre Denis Bolduc, en laissant le champ libre pour la présidence à Magali Picard.

Denis Bolduc a confirmé mardi qu’il solliciterait un renouvellement de mandat, lors du congrès de la centrale en novembre.

Marc Ranger s’est surtout fait connaître du public lors de la lutte du SCFP pour les régimes de retraite dans le monde municipal, lorsque le gouvernement libéral avait légiféré sur la question.

Bon tribun, Marc Ranger est reconnu pour sa fougue et sa capacité à mobiliser les foules.

Le SCFP est le plus gros des syndicats de la FTQ. Il compte 125 000 membres, notamment dans le milieu municipal et chez Hydro-Québec.

D’autres?

Par ailleurs, Dominic Lemieux, directeur québécois du Syndicat des métallos, une étoile montante à la FTQ, a fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de se soumettre sa candidature.

Quant à Renaud Gagné, directeur québécois d’Unifor, il a déjà annoncé qu’il allait prendre sa retraite dans les prochains mois.

La FTQ compte plus de 600 000 membres, ce qui en fait, et de loin, la plus importante centrale syndicale au Québec. Son président et son secrétaire général occupent aussi des postes à la vice-présidence du conseil d’administration, ainsi qu’au comité exécutif du Fonds de solidarité FTQ, ce qui leur donne également un rôle important dans l’économie du Québec.

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