Marco Mendicino défend la GRC de ne pas divulguer les détails de la mort de Sanderson

OTTAWA — Le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, défend la décision de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de ne pas divulguer les détails entourant la mort de l’homme accusé dans le massacre au couteau qui s’est produit en Saskatchewan.

M. Mendicino dit qu’il comprend le sentiment d’urgence que ressentent les gens à savoir comment Myles Sanderson est décédé après avoir été arrêté sur un tronçon d’autoroute rurale de la province le 7 septembre.

La GRC a déclaré que Myles Sanderson a été victime d’une «détresse médicale» et qu’il était décédé en détention, mais ils n’ont pas divulgué la cause de son décès.

La commissaire adjointe de la GRC de la Saskatchewan, Rhonda Blackmore, a mentionné que de nouveaux détails ne seront pas fournis tant que la police de Saskatoon et un organisme de surveillance de la police provinciale n’auraient pas terminé leur enquête.

Myles Sanderson a été accusé de meurtre au premier degré après que 11 personnes ont été tuées et 18 autres blessées dans la Nation crie de James Smith et à Weldon, en Saskatchewan. Le frère de M. Sanderson, Damien Sanderson, fait partie des morts. La police l’a désigné comme suspect avant de retrouver son corps près d’une autre scène.

«Il y avait un certain nombre de failles importantes dans le système ici qui doivent être corrigées», a reconnu mardi le ministre Mendicino.

«La seule façon dont nous pourrons résoudre ce problème est d’avoir une enquête indépendante menée par les autorités compétentes, ce qui est exactement le processus que nous suivons en ce moment.»

Le Service correctionnel du Canada et la Commission des libérations conditionnelles du Canada lancent une enquête conjointe sur le cas de M. Sanderson, examinant pourquoi et comment il a été libéré de prison et si les processus appropriés ont été suivis. Ils ont indiqué que les conclusions seront rendues publiques.

Les documents de libération conditionnelle montrent que Myles Sanderson avait de longs antécédents criminels, dont 59 condamnations à l’âge adulte. Selon les archives judiciaires, cela inclut un incident violent en 2015 lorsqu’il a été accusé d’avoir attaqué l’une des personnes tuées lors du récent massacre à l’arme blanche en Saskatchewan. 

Myles Sanderson a été libéré de sa première peine de prison fédérale en août 2021. Il était en liberté conditionnelle, ce qui oblige les gens à respecter des conditions strictes et leur permet de sortir de prison après avoir purgé les deux tiers de leur peine dans l’espoir qu’ils réintégreront la société.

En mai de cette année, le Service correctionnel l’a déclaré illégalement en liberté et a publié un mandat d’arrêt contre lui.

S’exprimant à la Chambre des communes plus tôt mardi, le chef conservateur Pierre Poilievre a déclaré que même s’il croit en la réhabilitation, le système doit mieux protéger les communautés contre les récidivistes violents.

M. Poilievre, qui lors de son discours a dit qu’il tenait à ne pas dire le nom de M. Sanderson, a déclaré que la sympathie pour les personnes laissées dans le deuil des victimes ne saurait suffire. 

«Il est temps que ces échecs cessent. Il est temps que nos paroles se transforment en actions», a-t-il déclaré.

La ministre des Services aux Autochtones, Patty Hajdu, a indiqué qu’elle avait passé du temps la semaine dernière avec des membres de la communauté touchés par la tragédie de la Nation crie de James Smith et elle a promis que le gouvernement serait là pour les aider dans leur guérison.

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