Masques et distanciation sont requis pour freiner la COVID-19

MONTRÉAL — Une personne infectée par le coronavirus peut répandre autour d’elle suffisamment de gouttelettes pour contaminer quelqu’un d’autre, et ce, même si elle porte un masque de grande qualité, prévient une nouvelle étude américaine.

Des chercheurs de l’université New Mexico State ont mesuré en laboratoire la capacité de cinq types de masques — un simple masque de tissu, un masque de tissu à deux épaisseurs, un masque de tissu à deux épaisseurs mouillé, un masque de procédures et un masque N95 —
à bloquer les gouttelettes projetées par les éternuements et la toux.

Tous les masques ont capturé une partie des gouttelettes: le masque mouillé a laissé passer environ 3,6 % des gouttelettes, tandis que le masque N95 les a (statistiquement) bloquées à 100 %. Mais à moins de deux mètres, préviennent les auteurs de l’étude, même des pourcentages aussi infimes de gouttelettes qui s’échappent sont suffisants pour potentiellement contaminer quelqu’un d’autre, surtout si la personne infectée tousse ou éternue à répétition.

Un seul éternuement peut contenir jusqu’à 200 millions de particules virales infimes, dépendant de l’état de santé de l’individu. Même si un masque bloque un pourcentage élevé ce ces particules, il y en aura quand même suffisamment qui s’échapperont pour présenter un risque à l’entourage immédiat.

Les auteurs n’ont pas non plus tenu compte, lors de leurs expériences, de masques qui pourraient être mal ajustés.

Leurs travaux, disent-ils, mettent en lumière l’importance de combiner distanciation sociale et port du masque pour réduire le plus possible le risque de contamination.

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal scientifique Physics of Fluids.

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