Masques: les policiers disent oui aux amendes, mais simplifiées

QUÉBEC — C’est tout à fait justifié d’imposer des amendes aux réfractaires au port du masque, mais il faut pouvoir les émettre sur-le-champ.

C’est ce qu’a affirmé le président du syndicat des policiers de Montréal jeudi, en réclamant toutefois des procédures simples pour émettre des constats d’infraction, à la suite de l’annonce par le gouvernement Legault d’un régime de sanctions plus sévères contre les récalcitrants.

«Je me promène à Montréal régulièrement, même dans le métro, et sur le fond, c’est tout à fait justifié», a dit le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, dans une entrevue avec La Presse Canadienne jeudi. 

«Je suis très inquiet pour (la suite des choses), quand les rues piétonnes vont fermer, quand les terrasses vont fermer», a-t-il ajouté, craignant une deuxième vague qui frapperait plus fort en raison des réfractaires au port du masque.  

Il dit avoir remarqué à plusieurs reprises des citoyens qui ne portaient pas de masques dans les transports en commun ou à l’intérieur de lieux publics.

M. Francoeur souhaite toutefois que le gouvernement édicte un décret «clair, avec des pouvoirs clairs».

Le printemps dernier, les procédures pour émettre des constats d’infraction en cas de rassemblement illégal étaient trop compliquées, selon lui. Il fallait plusieurs semaines après le dépôt d’un rapport pour que le contrevenant reçoive la sanction.

Cette fois, M. Francoeur souhaite que les policiers puissent émettre un constat sur-le-champ au citoyen qui ne porte pas son masque, comme pour un excès de vitesse en véhicule, par exemple.

Il estime que les effectifs policiers à Montréal sont en nombre suffisant pour exercer une surveillance appropriée. La police risque-t-elle toutefois d’être inondée d’appels de dénonciation?

«C’est déjà le cas présentement», a-t-il répondu, dans le cas d’un achalandage trop élevé dans un domicile.

«Nos gens interviennent déjà beaucoup plus sur plainte.»

Pour sa part, le Syndicat des policiers de la Sûreté du Québec a refusé de s’avancer sur des hypothèses tant et aussi longtemps que le décret du gouvernement ne sera pas émis.

Les membres n’ont «pas particulièrement» fait part de leurs commentaires ou préoccupations, a indiqué le porte-parole, Laurent Arel.

Laisser un commentaire
Les plus populaires