Maternelles 4 ans: les coûts sont rendus hors de contrôle, selon Pascal Bérubé

QUÉBEC — Le coût associé au futur réseau de maternelles quatre ans est rendu hors de contrôle, estime le chef par intérim du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé.

Le chef péquiste réagissait vendredi, en mêlée de presse, au budget 2019-2020, déposé la veille par le ministre des Finances, Eric Girard.

On pouvait y lire que Québec met de côté pas moins d’un milliard $ de fonds publics pour réaliser ce projet d’ici la fin du mandat.

Le projet consiste à bâtir 5000 classes de maternelles quatre ans sur tout le territoire d’ici 2023.

Voilà, selon M. Bérubé, un engagement électoral «clairement idéologique» du premier ministre François Legault, qui ne répond en réalité à aucun besoin exprimé par la population.

Ce n’est «ni souhaité, ni souhaitable, ni réalisable», a-t-il fait valoir, d’autant plus que la facture ne cesse d’augmenter.

En campagne électorale, M. Legault avait fixé le coût de cette promesse à 249 millions $, puis en février la facture avait grimpé à 400 millions $, voire 700 millions $ par an, uniquement pour les budgets d’opération, donc sans compter les immobilisations requises.

Le gouvernement s’est engagé à ouvrir une première série de 250 classes dès septembre.

M. Bérubé dit s’inquiéter de voir le futur réseau des maternelles quatre ans «coûter une fortune» aux contribuables et gruger «toute la marge de manoeuvre» financière du gouvernement.

La fréquentation des maternelles quatre ans sera facultative. Il est donc hasardeux pour le gouvernement de deviner l’intérêt des parents pour cet ajout controversé au réseau préscolaire.

M. Bérubé assure que, sur le terrain, les parents revendiquent plutôt davantage de places dans les Centres de la petite enfants (CPE).

 

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La maternelle 4 ans, pourquoi ? Si un enfant a un problème d’apprentissage ce n’est pas que de fréquenter la maternelle 4 ans qui le réglera. Je me questionne vraiment à savoir quelle attente a le premier ministre de vouloir à tout prix investir un montant si exorbitant dans de nouvelles classes pour des enfants de 4 ans, va-t-il sortir d’un chapeau magique des enseignants qui auront le pouvoir de transformer un enfant en difficulté en un enfant qui aura le profil excellence, non.
Chaque enfant naît avec propre potentiel, il y en a qui sont plus choyés que d’autres à ce point de vue alors un enfant qui a de la facilité à fonctionner au point de vue académique et qui veut réussir obtiendra la réussite cependant un autre qui éprouve une certaine difficulté fera aussi son possible et ce n’est pas en lui demandant l’impossible qu’il parviendra à obtenir comme l’imagine monsieur le premier ministre la réussite. Chaque enfant est différent alors pourquoi exiger d’eux qu’ils soient tous sur le même pied au point de vue académique et par la suite au point de vue travail dans leur futur. Trop exiger d’eux c’est de les angoisser et de leur faire perdre la plus belle partie de leur vie soit celle de l’enfance. Tant mieux pour lui si il a réussi dans les affaires et qu’il est rendu premier ministre du Québec mais ce n’est pas toute la population qui a cet ambition , une personne qui a de la facilité ne peut comprendre celle qui éprouve de la difficulté il s’imagine que c’est parce que son voisin est paresseux qu’il ne réussit pas et pourtant il bûche beaucoup plus que lui. Le fabuleux montant que veut investir le premier ministre en éducation il y a des endroits plus prioritaires et qui apporteront davantage à la population. Pour être premier ministre, ministre ou député demande de la psychologie comme être enseignant et souvent il y a un gros manque à ce point de vue donc cela nous amène à nous rendre compte que le manque de psychologues n’est pas d’aujourd’hui. Vivre et laissez vivre sans vouloir tout régenter car nul n’est à l’abri de l’erreur.
Louisette Houle

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