Matière tombée des airs: Transports Canada écarte la thèse de la «glace bleue»

VANCOUVER — Transports Canada affirme qu’une substance récemment tombée du ciel et ayant atterri sur des voitures et des gens dans deux villes de la Colombie-Britannique ne provenait pas de toilettes d’avions, mais une femme croit que la matière nauséabonde qu’elle a reçue dans les yeux était bel et bien des excréments.

Le ministère a ouvert une enquête sur des incidents rapportés le mois dernier concernant des déjections humaines gelées, appelées «glace bleue», s’étant possiblement échappées de réservoirs d’avions survolant Kelowna et Abbotsford.

Dans un communiqué, il a annoncé avoir passé en revue les renseignements fournis par les citoyens et examiné les données radar en collaboration avec les compagnies aériennes et les aéroports locaux, et conclu que la substance ne provenait pas d’avions.

Le document précise que la substance en cause ne correspond pas à la description de la glace bleue et que les incidents n’ont donc aucun rapport avec l’aviation.

Les fuites de glace bleue sont très rares, selon le communiqué. La substance doit son nom au désinfectant bleu utilisé dans les réservoirs des toilettes d’avion, qui pourrait potentiellement couler et fondre avant de tomber de l’appareil.

Susan Allan a déclaré qu’elle n’arrivait pas à croire que la matière d’un bleu gris qu’elle a reçue dans les yeux par le toit ouvrant de son automobile le 9 mai à Kelowna n’était pas composée de déjections humaines.

La substance, qui était glaciale, est aussi tombée sur le visage de son fils de 21 ans, Travis Sweet, qui était assis du côté passager.

Mme Allan a raconté que le médecin lui avait diagnostiqué une double conjonctivite et prescrit des gouttes. Elle a ensuite appelé Transports Canada pour leur dire de faire la lumière sur cette affaire.

«C’était une magnifique journée, le ciel était d’un bleu pur et si j’avais levé les yeux et vu un groupe d’oiseaux, l’histoire aurait été différente. Mais tout ce qu’il y avait, c’était un avion et, le temps que je lève les yeux, il était déjà rendu au-dessus du terrain de golf», a confié la femme de 53 ans, qui a dit avoir communiqué avec le ministère pour l’informer qu’elle n’était pas d’accord avec ses conclusions.

«Je sais ce qui nous est arrivé et je ne lâcherai pas le morceau tant que quelqu’un ne fera pas quelque chose.»