Mélanie Joly vante le gaz naturel liquéfié canadien au Japon et en Corée du Sud

OTTAWA — La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, affirme que le Canada est en passe de devenir un important fournisseur d’énergie pour le Japon et la Corée du Sud.

Mme Joly, qui visite ces deux pays asiatiques cette semaine, soutient qu’au-delà d’un mégaprojet imminent sur la côte ouest canadienne, il existe au Japon et en Corée du Sud un appétit pour le gaz naturel liquéfié du Canada.

Un important terminal d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) devrait ouvrir en 2025 à Kitimat, en Colombie-Britannique. Des entreprises japonaises et coréennes détiennent une participation de 20 % dans ce projet.

«Nous deviendrons un fournisseur majeur d’énergie clé pour eux, à compter de 2025, a déclaré Mme Joly en entrevue depuis Séoul, jeudi. Il y a beaucoup d’intérêt pour nous tous d’aller encore plus loin.»

La ministre libérale affirme que de tels projets permettront au Canada de renforcer la sécurité énergétique dans la région, où la Chine et la Russie sont de plus en plus présentes.

«Le Japon et la Corée étaient déjà très proches du Canada, mais il est maintenant plus que jamais dans l’intérêt du Canada qu’ils soient les meilleurs amis du monde», a-t-elle soutenu.

«Nous savons qu’il y a beaucoup d’instabilité dans le monde, et lorsque c’est le cas, le Canada tend la main au monde pour créer plus de stabilité», a ajouté l’élue fédérale. 

La ministre a indiqué jeudi qu’une série de missiles lancés par la Corée du Nord au-dessus du Japon ce mois-ci occupait une place importante dans ses entretiens avec le Japon et la Corée du Sud.

Elle a visité le NCSM Vancouver, qui entreprend des exercices pour surveiller les sanctions contre la Corée du Nord «étant donnée leurs actions imprudentes», a mentionné la ministre Joly. Cela signifie souvent surveiller les navires qui s’arrêtent les uns à côté des autres, pour voir si des marchandises ou du carburant sont transférés.

En septembre, le navire a traversé le détroit de Taïwan aux côtés d’un navire de guerre américain pour démontrer la position du Canada selon laquelle la zone située près de la Chine continentale est considérée comme des eaux internationales.

La visite de Mme Joly a également abordé les travaux existants pour rendre plus de minéraux critiques canadiens disponibles pour les entreprises asiatiques qui construisent des véhicules électriques et des pièces.

À Tokyo, elle a lancé des pourparlers officiels visant à faire en sorte que le Canada et le Japon partagent des renseignements militaires.

La visite d’une semaine de Mélanie Joly se termine samedi. Ce voyage vise à renforcer les liens étroits avec des alliés en Asie, alors qu’Ottawa élabore une «stratégie indopacifique» qui doit définir l’approche du Canada face à la puissante Chine.

«L’objectif actuel est de jeter les bases de la stratégie», a indiqué la ministre.

Elle a précédemment déclaré qu’un sommet majeur que le Parti communiste chinois tiendra la semaine prochaine contribuera à éclairer la «stratégie indopacifique» du Canada, qu’elle a promis de publier d’ici la fin de cette année.

Les partis d’opposition ont soutenu que la stratégie était attendue depuis longtemps. Les groupes d’affaires disent qu’ils ont besoin d’Ottawa pour clarifier les régions et les industries avec lesquelles ils veulent des liens plus étroits, et quels pays le Canada juge plus risqués.

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