Menace de grève samedi au chantier naval Irving de Halifax

HALIFAX — Le syndicat des travailleurs du chantier naval de Halifax, où sont construits certains des futurs navires de la Marine royale canadienne, a transmis un préavis de grève de 48 heures, ce qui veut dire que les lignes de piquetage pourraient apparaître dès samedi matin.

Le syndicat national Unifor a indiqué mercredi soir qu’une forte majorité des 850 employés syndiqués du chantier naval d’Irving avaient rejeté l’entente de principe proposée. La section locale de la Fédération des travailleurs de la marine d’Unifor indique que 75 pour cent de ses membres ont voté contre l’entente de principe conclue après huit mois de négociations avec Irving.

Le syndicat affirme que l’entente de principe de quatre ans qui a été rejetée prévoyait des augmentations de salaire de 1,5 pour cent par année. Unifor précise toutefois qu’Irving n’avait pas accepté de payer les congés de maladie de ses travailleurs.

Larry Haiven, professeur émérite en relations de travail à l’École du commerce de l’Université Saint Mary’s, à Halifax, soutient que les tensions sont grandes depuis un certain temps à ce chantier naval, après des années de compressions, de mesures disciplinaires et de frustrations.

Un accord pourrait toutefois être conclu à la onzième heure, selon le professeur Haiven, parce que le gouvernement fédéral a imposé un échéancier serré pour la commande de la Marine. Dans un communiqué publié le 30 mai, Irving indiquait que le premier navire de patrouille extracôtier et arctique du Canada devrait être livré cet automne.

Le chantier naval prévoit construire jusqu’à six navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique et 15 navires de combat au cours des 25 prochaines années. Les trois premiers navires, «Harry DeWolf», «Margaret Brooke» et «Max Bernays», sont actuellement en construction au chantier naval.

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