Meng Wanzhou demande un assouplissement de ses conditions de libération sous caution

VANCOUVER — Un juge devra maintenant décider s’il assouplira les conditions de remise en liberté sous caution imposées à la dirigeante chinoise Meng Wanzhou.

Les avocats de Mme Meng veulent qu’elle soit autorisée à quitter son domicile de Vancouver en dehors des heures de couvre-feu sans être accompagnée par des agents de sécurité privés — une procédure qui, selon eux, l’expose à un plus grand risque de contracter la COVID-19.

La directrice financière du géant chinois des technologies Huawei est recherchée aux États-Unis pour fraude, sur la base d’allégations qu’elle et l’entreprise nient formellement.

Le juge William Ehrcke, de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, a indiqué mercredi qu’il pourrait rendre sa décision à la fin du mois de janvier.

Le tribunal a appris mercredi que le personnel de sécurité avait été surveillé alors qu’il accompagnait Mme Meng à Vancouver. Les agents de sécurité n’ont pas eu à intervenir, par ailleurs, pour la protéger physiquement depuis qu’elle a été libérée sous caution après son arrestation à l’aéroport de Vancouver, en décembre 2018, en vertu d’un mandat d’extradition américain.

Le directeur de l’agence Lions Gate Risk Management, Doug Maynard, a déclaré au tribunal que ses agents avaient également fait état de lettres de menaces qui visaient Mme Meng. Des responsables chinois ont d’ailleurs invoqué ces menaces pour exiger qu’elle soit autorisée à rentrer en Chine.

Des responsables américains allèguent que Mme Meng a déformé les relations commerciales de Huawei en Iran, exposant la banque HSBC au risque de violer les sanctions américaines contre Téhéran.

Les avocats de Mme Meng contestent son extradition et plaident qu’elle a été victime d’un abus de procédure et qu’elle devrait être libérée immédiatement. 

Ils allèguent que l’arrestation de Mme Meng était illégale, que les autorités américaines ont induit en erreur les responsables canadiens dans leur résumé de l’affaire, que la dirigeante a été utilisée comme un pion politique par le président américain Donald Trump et que les États-Unis tentent d’affirmer leur compétence là où elle n’existe pas en vertu du droit international.

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