Messe de solidarité célébrée à Saint-Roch-de-l’Achigan, trois jours après l’explosion

MONTRÉAL — Les résidants de Saint-Roch-de-l’Achigan se sont réunis dimanche pour une messe en solidarité avec les familles de trois personnes toujours portées disparues à la suite d’un incendie et d’une explosion dans une entreprise de distribution de propane la semaine dernière.

Plusieurs centaines de personnes se trouvaient sur les bancs de l’église locale lorsque la cérémonie a commencé, peu après 10h30.

Deux employés et un sous-traitant sont toujours portés disparus, alors que la Sûreté du Québec (SQ) continue de fouiller le site de l’explosion de jeudi. Dimanche, la police n’avait toujours pas confirmé de décès ni publié les noms des victimes.

Le maire Sébastien Marcil, qui a pris la parole lors du service, a affirmé que la petite ville est comme une famille à laquelle, depuis jeudi, «il manque du monde».

Il a décrit l’attente de réponses comme «insoutenable» pour les proches des personnes disparues.

«Vous ne pouvez pas imaginer à quel point il est difficile de ne pas avoir de nouvelles des gens que vous aimez pendant trois jours, sachant qu’il y a une explosion et que les gens que vous connaissez y étaient», a-t-il fait valoir.

Le service d’incendie local avait reçu des appels jeudi matin au sujet d’une explosion et d’un incendie à Propane Lafortune, mais le risque de nouvelles explosions a forcé les pompiers à battre en retraite et ils n’ont pu maîtriser l’incendie qu’en soirée.

Dimanche, des voitures de la SQ bloquaient la route passant devant l’entreprise de propane, qui est entourée de champs d’agriculteurs. Un certain nombre de techniciens pouvaient être vus au loin alors qu’ils continuaient à passer au crible la neige et les décombres du bâtiment.

Une porte-parole du corps policier, Hélène St-Pierre, a indiqué que des agents travaillaient encore à sécuriser les lieux et à analyser la scène.

Si la police avait déclaré cette semaine qu’elle ne croyait pas que l’explosion était un acte criminel, Mme St-Pierre s’est montrée plus prudente dimanche en affirmant qu’il «était encore trop tôt pour se prononcer sur les causes et les circonstances entourant cet événement».

Elle a ajouté que des «démarches légales» devaient être entreprises pour permettre aux enquêteurs de poursuivre leur travail, mais elle n’a pas ajouté de précision à ce sujet.

Claude Ritchie, le curé de la paroisse, a déclaré avant le service que la municipalité est très unie et que beaucoup de gens se connaissent entre eux.

«C’est vraiment une rencontre en premier lieu de prière, mais aussi de solidarité, de réconfort, de présence mutuelle», a-t-il souligné.

La messe a réuni des politiciens locaux et fédéraux, ainsi que des représentants des villes voisines.

Au moins une personne à la messe portait une veste avec le logo de la compagnie Lafortune.

France Gibouleau, une résidante du quartier, a soutenu que toute la ville voulait se rassembler pour soutenir les familles qui sont encore «dans l’inconnu».

Le message qu’elle souhaite envoyer est «qu’on les aime, qu’on va penser à eux, que ce sera toujours une date qu’on n’oubliera jamais».

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