Mesures sanitaires aux frontières: les oppositions réclament de la transparence

OTTAWA — Les principaux partis d’opposition ont tour à tour salué lundi la levée de toutes les restrictions sanitaires liées à la COVID-19 aux frontières samedi prochain, réclamant du même souffle que le gouvernement Trudeau fasse désormais preuve de davantage de transparence.

«Ce qui est surprenant, c’est que le gouvernement dit qu’ils ont des preuves scientifiques, mais ils ne veulent pas les dévoiler. On aimerait bien voir quelles étaient les preuves scientifiques qui faisaient en sorte qu’on continuait d’utiliser une application qui a nui à l’économie pendant les derniers mois», a lancé le lieutenant du Québec pour les conservateurs, Pierre Paul-Hus, dans le foyer de la Chambre des communes.

Sur Twitter, son chef, Pierre Poilievre, a soutenu que c’est «grâce aux conservateurs» que les libéraux annoncent la fin du recours à la «désastreuse» application ArriveCAN et aux «restrictions sanitaires non scientifiques».

À ce commentaire, le premier ministre Justin Trudeau a répondu en mêlée de presse, alors qu’il s’apprêtait à participer à la période des questions, que «si on avait écouté les conservateurs sur leurs recommandations sur comment gérer une pandémie, on aurait eu des centaines de milliers de morts de plus».

Il a réitéré qu’«à chaque étape» Ottawa a «suivi les recommandations des experts en santé publique, des médecins, des scientifiques».

L’enjeu de la transparence était bien présent sur les lèvres du porte-parole bloquiste en matière de transports, Xavier Barsalou-Duval.

Le Bloc québécois «croit de bonne foi» le gouvernement lorsqu’il affirme que les décisions sont basées sur la science, a-t-il dit, ajoutant qu’«on aurait aimé ça en avoir l’assurance» et qu’«on espère qu’ils n’ont pas fait de politique avec les mesures sanitaires».

«Tout au long de cette période-là, on a souvent demandé de voir les avis de la santé publique, de voir les documents et les données qui sous-tendent les décisions qui sont prises et ça, c’est quelque chose qui a manqué», a tranché M. Barsalou-Duval.

Dans un communiqué, le Nouveau Parti démocratique s’est réjoui de la fin des mesures frontalières «tant qu’elles sont justifiées par des données scientifiques sur la santé et expliquées de façon transparente à la population canadienne».

La porte-parole néo-démocrate en matière de transports, Taylor Bachrach, a réclamé que le gouvernement Trudeau démontre «clairement» que la décision se fonde «sur des données scientifiques en matière de santé publique, et non sur des pressions politiques».

Dès le 1er octobre, les preuves vaccinales ne seront plus réclamées, Ottawa mettra fin aux tests de dépistage aléatoires, à l’isolement des voyageurs internationaux et au port du masque obligatoire dans les avions et les trains. De même, il ne sera plus obligatoire de remplir un formulaire dans l’application ArriveCan.

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