Meurtre de Marylène Lévesque: Service correctionnel du Canada enquêtera

OTTAWA — Un groupe d’enquêteurs du Service correctionnel du Canada tentera de faire la lumière sur les circonstances du meurtre brutal d’une jeune femme, mercredi dernier à Québec, par un assassin qui avait obtenu une semi-liberté, a indiqué lundi Joël Lightbound, secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile.

La ministre de la Justice du Québec, Sonia LeBel, a qualifié vendredi de troublants et préoccupants les faits entourant le meurtre de la jeune femme de 22 ans et a exigé des explications du ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair.

Comme Mme LeBel, M. Lightbound a aussi dit ne «pas s’expliquer» que Eustachio Gallese a obtenu des services auprès de travailleuses du sexe dans le cadre de sa semi-liberté.

La victime, Marylène Lévesque, était une travailleuse du sexe oeuvrant dans un salon de massage érotique. Selon plusieurs sources, Gallese aurait été expulsé du salon après avoir posé des gestes de violence envers d’autres masseuses et Marylène Lévesque aurait accepté de le voir dans un hôtel du secteur Sainte-Foy, où le drame s’est produit.

Eustachio Gallese, 51 ans, est accusé du meurtre sans préméditation de Marylène Lévesque.

En mêlée de presse, lundi, M. Lightbound a indiqué que la commissaire Anne Kelly «a mandaté une enquête qui va avoir lieu avec trois à cinq enquêteurs, dont un du public, qui vont regarder les agissements des agents des services correctionnels».

«La ministre LeBel a eu plusieurs discussions avec le bureau du ministre Blair, et c’est clair pour nous que la priorité est de faire la lumière sur les événements qui ont entouré cette tragédie-là et s’assurer que s’il y a des erreurs, qu’elles ne se reproduisent plus», a commenté le secrétaire parlementaire.

«C’est extrêmement rare que ce genre d’événements-là se produisent, il y a à peu près 3500 à 4000 personnes qui sont en semi-liberté au Canada, mais une tragédie comme ça, ça doit être évité, et il faut apprendre les leçons, c’est indéniable», a-t-il ajouté.

M. Lightbound a souligné que la Commission des libérations conditionnelles avait aussi indiqué qu’elle allait faire une révision de l’ensemble des étapes et des démarches dans ce dossier.

Eustachio Gallese avait été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans en 2006 pour le meurtre particulièrement violent de sa conjointe commis en 2004. La Commission, qui voyait en lui un «risque élevé de violence envers une partenaire» en 2007, avait révisé son évaluation depuis ce temps pour conclure à un «risque modéré».

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