Meurtre d’une professeure de yoga: le sort de Butcher est entre les mains d’un jury

HALIFAX — Le sort d’un homme de Halifax qui est accusé d’avoir assassiné une professeure de yoga originaire de Montréal est maintenant entre les mains d’un jury.

Le juge de la Cour suprême de la Nouvelle Écosse, Joshua Arnold, a donné ses instructions finales aux jurés vendredi, dans le cadre du procès de Nicholas Butcher, qui est accusé du meurtre au deuxième degré de Kristin Johnston.

Le juge Arnold a indiqué aux jurés qu’il y avait trois verdicts possibles. M. Butcher pourrait être déclaré coupable de meurtre au deuxième degré, coupable d’homicide involontaire, ou bien il pourrait être reconnu non-coupable.

Il a demandé aux jurés de prendre leur décision «sans sympathie, sans préjugé et sans crainte.»

Le jury est formé de cinq hommes et sept femmes.

La Couronne soutient que M. Butcher a délibérément tué Mme Johnston, alors que la défense plaide que l’individu a agi par légitime défense.

Dans sa plaidoirie finale, jeudi, l’avocat de la défense Peter Planetta a dit au jury que Nicholas Butcher n’avait pas l’intention de tuer Kristin Johnston, le 26 mars 2016.

Selon la version de la défense, la femme de 32 ans avait poignardé au cou M. Butcher pendant qu’il dormait, ce pour quoi l’individu s’est défendu.

L’accusé de 36 ans — le seul témoin de la défense — avait raconté pendant son témoignage qu’il n’avait pas pu voir qui s’attaquait à lui puisqu’il faisait noir. Selon son récit, il avait finalement réussi à agripper le couteau pour se défendre, et il a réalisé par la suite qu’il avait tué sa copine.

L’avocate de la Couronne, Carla Ball, croit plutôt que Nicholas Butcher a tué son amie de coeur parce que leur relation était en train de se détériorer.

Me Ball a suggéré que M. Butcher, après avoir poignardé à mort sa copine, avait tenté de s’enlever la vie avec le même couteau, avant de couper sa main avec une scie à onglets.

Dans son appel au 911, que les jurés ont pu entendre pendant le procès, M. Butcher avait dit au répartiteur qu’il avait tué sa copine et qu’il avait tenté de se suicider. Pendant l’appel, il n’a toutefois jamais mentionné qu’il avait été attaqué ou qu’il avait agi par légitime défense.

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