Michel Arsenault: la SQ ouvre une enquête administrative après l’arrêt des procédures

MONTRÉAL — La Sûreté du Québec (SQ) a annoncé qu’elle ouvrait une enquête administrative afin de faire la lumière sur le processus d’enquête qui a mené à un arrêt des procédures contre l’ex-entraîneur de gymnastique Michel Arsenault.

Jeudi matin, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a décidé de mettre fin aux procédures criminelles intentées contre l’ex-entraîneur de gymnastique. Celui-ci n’aura donc pas à subir de procès pour agression sexuelle et voies de fait.

En fin de journée vendredi, la SQ a publié un communiqué indiquant qu’elle a pris connaissance de la décision du DPCP et qu’elle «est grandement préoccupée par cette situation» et qu’une enquête administrative sera réalisée.

«Étant consciente de la gravité des actes commis et des impacts sur la vie des victimes, elle s’assurera que l’ensemble des procédures entourant le déroulement de cette enquête fera l’objet d’une analyse exhaustive», a précisé le corps policier dans le communiqué.

Ce sont des lacunes «majeures» dans la prise de notes d’un enquêteur au dossier, notamment au sujet d’entretiens et de déclarations des plaignantes et des témoins, qui sont à l’origine de l’arrêt des procédures.

Le DPCP a pris connaissance de ces problèmes dans la preuve au moment de l’enquête préliminaire. Les avocates de Michel Arsenault avaient aussi déposé une requête en arrêt des procédures.

Après analyse du dossier à la lumière de ces nouveaux faits, le DPCP a jugé ne pas être en mesure de soutenir la tenue d’un procès.

Cette décision n’est pas du tout en lien avec le témoignage des plaignantes, ni de leur crédibilité, a précisé jeudi Me Audrey Roy-Cloutier, une porte-parole du DPCP.

La Sûreté du Québec a indiqué qu’elle n’émettra aucun autre commentaire sur ce dossier, «afin de respecter l’intégrité de ce processus qui s’amorce dès aujourd’hui».

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