Michele Torre évite la déportation vers l’Italie à la toute dernière minute

MONTRÉAL — Un résidant du Québec qui devait être déporté en Italie jeudi après avoir été condamné il y a plus de 20 ans pour son rôle dans un cas d’importation de drogue liée à la mafia a obtenu un sursis, a déclaré son avocat.

Stephane Handfield a expliqué que le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, avait accordé ce sursis à son client, ce qui signifie que Michele Torre peut rester au Canada, du moins pour le moment.

M. Handfield n’a pas été en mesure de confirmer la raison expliquant la décision ni la durée du sursis, mais il a dit espérer que son client obtiendrait un sursis de deux ans comme en 2016.

Michele Torre a été reconnu coupable en 1996 dans un complot d’importation de cocaïne lié à la famille des Cotroni. Il a purgé une partie de sa peine de prison de neuf ans, mais à l’époque, il n’était pas question de déportation.

Les autorités fédérales cherchent depuis 2013 à renvoyer Michele Torre — qui est arrivé au Canada il y a plus de 50 ans — pour «grande criminalité et criminalité organisée».

Son avocat et sa famille ont affirmé qu’il était injuste de l’expulser si longtemps après sa dernière condamnation, qui remonte maintenant à 23 ans. Ils disent qu’il devrait pouvoir rester parce que sa femme a de graves problèmes de santé.

M. Handfield a déclaré que la suspension de l’expulsion avait été un soulagement pour son client. «Quand je lui ai parlé, c’était très émouvant, aussi pour sa famille», a-t-il confié lors d’un entretien téléphonique. «Ses enfants, sa femme en particulier, sont tous soulagés.»

Michele Torre avait obtenu le statut de résident permanent à son retour d’Italie en 1967, alors qu’il était adolescent — un statut qui a été supprimé après le début du processus de renvoi.

M. Handfield a déclaré qu’il espérait «résoudre la situation une fois pour toutes» et que son client puisse rester au Québec en permanence avec sa famille pour des raisons humanitaires.

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