Mine Raglan de Glencore: les syndiqués rejettent les offres; la grève se poursuit

MONTRÉAL — Les 630 travailleurs de la mine Raglan, au Nunavik, ont rejeté à 76,7 % les dernières offres de l’employeur. La grève se poursuit donc et depuis près de huit semaines.

Ces travailleurs, membres du syndicat des Métallos, qui est affilié à la FTQ, sont en grève depuis le 27 mai.

Pour les fins de la consultation, des assemblées syndicales ont dû être tenues dans plus d’une ville, puisque les travailleurs proviennent de l’extérieur pour se rendre travailler dans ce camp minier. Ils y travaillent souvent 21 jours consécutifs à raison de 11 heures par jour.

Les travailleurs promettent d’intensifier leur mobilisation au cours des prochains jours. Durant les dernières semaines, ils ont déjà manifesté près des aéroports d’où partent des travailleurs pour se rendre à la mine Raglan.

«Que le message de nos membres retentisse jusqu’au siège social: nous n’avons pas peur, nous ne nous laisserons pas intimider et nous allons rester debout jusqu’à obtention d’une entente négociée», a lancé mercredi le représentant syndical des Métallos, Harold Arseneault.

Ces grévistes ont récemment obtenu un soutien financier d’autres sections locales du syndicat des Métallos, notamment de la part des syndiqués d’ABI, l’Aluminerie de Bécancour, où 1030 travailleurs avaient été mis en lock-out, en 2018 et 2019.

Prenant connaissance du résultat du vote, l’employeur s’est dit déçu.

«Nous accueillons avec déception le résultat du vote. L’objectif derrière cette nouvelle main tendue était d’octroyer à nos employés des conditions de travail parmi les meilleures de l’industrie minière, et de redémarrer le plus rapidement possible nos activités pour le bénéfice de tous, incluant nos partenaires du Nunavik», a commenté Pierre Barrette, vice-président de Mine Raglan.

Le litige porte sur les salaires, les vacances, le recours à la sous-traitance, les heures de repas et les pauses.

L’employeur indique que plusieurs activités minières sont maintenues malgré la grève. «Elles sont effectuées par des cadres et par des entrepreneurs qui effectuaient déjà des prestations de travail de même nature avant le début du conflit, conformément aux dispositions prévues au Code du travail du Québec», a fait savoir l’entreprise. 

La mine Raglan est une propriété de la multinationale Glencore. Les travailleurs y extraient du minerai de nickel, ainsi que du cuivre et du cobalt.

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