Moncton et Halifax ont été les championnes de la croissance démographique en 2022

MONTRÉAL — Statistique Canada révèle que Halifax et Moncton ont été les régions métropolitaines à la croissance démographique la plus rapide au Canada l’an dernier.

L’agence fédérale a déclaré mercredi que la population dans la  région métropolitaine de Moncton, au Nouveau-Brunswick, avait augmenté de 5,3 % entre le 1er juillet 2021 et le 1er juillet 2022. La population dans la capitale de la Nouvelle-Écosse, Halifax, a augmenté de 4,4 %.

Statistique Canada souligne que ces taux de croissance sont plus du double de ceux du Canada dans son ensemble. C’est aussi la première fois en plus de 20 ans que les deux régions métropolitaines de recensement à la croissance la plus rapide au pays se trouvent toutes les deux au Canada atlantique.

L’agence fédérale indique par ailleurs que les grandes régions métropolitaines ont connu un rebond important de leur croissance démographique au cours de la dernière année, et bon nombre d’entre elles ont connu leur taux de croissance le plus rapide depuis 2001 ou 2002.

Statistique Canada affirme que la majeure partie de la croissance dans les grandes villes du Canada est alimentée par la migration internationale, qui a augmenté l’année dernière après avoir été limitée par la pandémie de COVID-19.

Selon les données de Statistique Canada, 657 833 migrants internationaux ont contribué à la croissance démographique du Canada en 2021-2022, soit plus que n’importe quelle année depuis au moins 1971-1972.

L’agence a constaté que la croissance démographique des villes provenait à la fois des immigrants permanents et des résidents temporaires, ce qui comprend les étudiants étrangers et les personnes titulaires d’un permis de travail.

Montréal et Thunder Bay, en Ontario, ont connu la croissance la plus lente des grandes régions métropolitaines au cours de la dernière année, avec des taux de croissance de 0,9 % et 0,2 %, respectivement.

Charlottetown a enregistré l’un des taux de croissance les plus élevés parmi les petites régions urbaines. La forte migration internationale vers la ville a entraîné un taux de croissance de 4,1 % — juste derrière Lachute, au Québec, à 4,2 %, et devant Wasaga Beach, en Ontario, à 3,9 %, rapporte Statistique Canada.

Patrick Brannon, chercheur principal au Conseil économique des provinces de l’Atlantique, souligne que le taux de croissance rapide présente à la fois des opportunités et des défis pour le Canada atlantique.

Il a dit que l’arrivée de nouveaux travailleurs donne un coup de pouce aux économies provinciales et aide à combler une pénurie de travailleurs à un moment où de nombreux baby-boomers prennent leur retraite.

«La croissance démographique peut être très positive, elle peut mener à la croissance, et nous assistons à une très forte croissance du PIB dans les trois provinces maritimes», précise-t-il lors d’une entrevue téléphonique.

D’autre part, dit-il, la croissance rapide de la population a entraîné une hausse des prix des logements, car l’offre de maisons et d’appartements n’a pas réussi à répondre à la demande. Les soins de santé sont également un problème à une époque où des centaines de milliers de Canadiens de l’Atlantique n’ont pas de médecin de famille, ajoute-t-il.

« Nous voulons voir une augmentation de la population dans notre région et certainement dans nos villes, mais nous avons besoin d’un meilleur plan pour faire face à certains des problèmes de logement et d’autres infrastructures », affirme-t-il.

Le Canada atlantique gagne en population non seulement en raison de la migration internationale, mais aussi à mesure que les gens quittent d’autres provinces. Alors que les centres urbains de la Saskatchewan, du Manitoba et de l’Ontario ont enregistré une augmentation des pertes nettes au profit des autres provinces et territoires, selon Statistique Canada, ceux des provinces de l’Atlantique, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique ont enregistré de fortes hausses.

L’agence a également constaté que le Canada dans son ensemble était devenu légèrement plus urbain au cours de la dernière année, malgré un fort mouvement vers les petits centres urbains ou les régions périphériques. Il a révélé que 71,9 % des Canadiens vivaient dans une région métropolitaine de 100 000 habitants ou plus au 1er juillet 2022, une augmentation de 0,1 % par rapport à l’année précédente.

La croissance démographique a été de 1,4 % dans la région métropolitaine de Québec et de 1,8 % dans celle d’Ottawa-Gatineau.

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