Montréal est choisie pour accueillir un nouveau bureau des Nations unies

MONTRÉAL — La ville de Montréal a été choisie pour accueillir un nouveau bureau des Nations unies qui sera responsable du «programme mondial pour des villes vertes, résilientes et durables». 

L’agence onusienne ONU-Habitat, qui a son siège au Kenya, a choisi la métropole québécoise pour implanter son nouveau bureau qui appuiera «le développement durable des villes à l’aide des plus récentes avancées scientifiques et technologiques». 

Stéphane Paquet, président-directeur général de l’organisation Montréal Internationale, qui accompagnera ONU-Habitat dans la création du nouveau bureau, a souligné que la métropole a été sélectionnée en raison de «ses écosystèmes de pointe en développement durable et en intelligence artificielle, de même que ses institutions académiques et son bassin d’organisations internationales». 

Des chercheurs de l’Université McGill, de l’Université Concordia et de l’Institut québécois d’intelligence artificielle, le MILA, auraient déjà entrepris «des pistes de collaboration» avec l’agence onusienne.

Neil Khor, le chef de cabinet du bureau d’ONU-Habitat, a ajouté que le bilinguisme de Montréal avait également été un facteur important.

«Nous avons beaucoup de projets dans des pays anglophones, mais également dans des pays francophones, notamment en Afrique de l’Ouest», a souligné M. Khor lors d’une entrevue avec La Presse Canadienne.

Le bureau de Montréal emploiera 28 personnes.

D’ici 2030, 60 % de la population mondiale résidera dans des milieux urbains, selon ONU-Habitat dont la mission est notamment de trouver des solutions aux enjeux liés au manque de logement, à l’essor des bidonvilles, aux transports publics, à l’approvisionnement en eau et électricité, à la pauvreté, à la criminalité et aux désastres dus au changement climatique. 

L’équipe de Montréal sera chargée de «répondre aux besoins les plus urgents, en misant notamment sur l’intelligence artificielle, tout en développant une plateforme multidisciplinaire qui permettra de mieux prendre en compte les particularités des villes et communautés les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques». 

L’annonce a été faite à la COP15 lundi après-midi en présence de plusieurs élus.

«Ce bureau aidera Montréal et le Canada à développer des solutions concrètes pour rendre les villes plus vertes, résilientes, durables et prêtes à saisir les occasions liées à l’économie de demain», a souligné la ministre fédérale Pascale St-Onge.

La ministre des Relations internationales du Québec, Martine Biron, a indiqué que cette décision «vient réaffirmer l’importance accordée par le Québec à la lutte contre les changements climatiques et à l’accueil des organisations internationales qui choisissent de s’établir chez nous». 

«À Montréal et partout dans le monde, on doit densifier les milieux urbains de façon intelligente en faisant une plus grande place à la nature», a pour sa part mentionné la mairesse Valérie Plante. 

Le bureau du «programme mondial pour des villes vertes, résilientes et durables» sera le sixième bureau onusien à Montréal qui accueille déjà l’Organisation de l’aviation civile internationale, le Secrétariat de la convention sur la diversité biologique, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, l’Institut de statistique de l’UNESCO et le Fonds multilatéral pour l’application du Protocole de Montréal.

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