Montréal et Ottawa consacreront 85 M $ pour restaurer les berges de parcs riverains

MONTRÉAL — Sévèrement érodées par les inondations des dernières années, les berges des grands parcs riverains de Montréal feront l’objet d’importants travaux de réhabilitation.

Ottawa et Montréal ont annoncé lundi des investissements de plus de 85 millions $ pour procéder à ces travaux.

En tout, ce sont 10 kilomètres de berges qui seront réhabilités de différentes manières, qu’il s’agisse de remblais, plantation de buissons et d’arbustes ou autres méthodes. Bien que ces travaux ne visent pas à protéger les zones habitées contre les inondations, il n’en demeure pas moins que ces espaces verts agissent comme des capteurs naturels des eaux de débordement et la protection des berges a un effet bénéfique pour maintenir cette capacité.

«Chaque situation est différente, mais ce dont on se rend compte ce sont soit des murets qui tombent, qui sont effrités ou encore le sol qui a été grugé et on voit, quand on se promène, que les arbres, leurs racines sont exposées», a illustré la mairesse de Montréal, Valérie Plante, lors de l’annonce virtuelle. 

«On ne veut pas mettre du béton. (…) On veut minimiser l’effritement des rives», a-t-elle expliqué, faisant valoir que les parcs ont démontré à quel point ils peuvent être une bouée de sauvetage en temps de confinement et qu’ils doivent être protégés pour les générations futures.

«Par cette pandémie, on se rend compte à quel point les espaces verts sont essentiels. Ils font du bien. Ils sont d’ailleurs très utilisés par les Montréalais», a dit la mairesse.

La ministre fédérale de l’Infrastructure, Catherine McKenna, qui participait à l’annonce, a tenu à rappeler cette dure réalité.

«Nous allons sortir de la pandémie. Je sais que ça peut sembler vraiment difficile, certains jours, de penser à cela, mais nous aurons toujours une autre crise et cette crise s’appelle le changement climatique», a dit la ministre.

Des travaux préparatoires débuteront dès ce printemps. Ils seront principalement exécutés sur les berges de six grands parcs urbains, notamment dans les secteurs du Cap-Saint-Jacques, du Bois-de-l’Île-Bizard du Grand parc de l’Ouest, du parc-nature de l’Île-de-la-Visitation, du parc de la Promenade-Bellerive, du parc René-Lévesque et de l’ancien port de plaisance de Lachine.

C’est la Ville de Montréal qui assume la part du lion de ces investissements, avec une enveloppe de 51,5 millions $. Ottawa, de son côté, investit 34,3 millions $ tirés du Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes. 

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