Montréal s’apprête à rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics

MONTRÉAL — Le port du couvre-visage sera obligatoire dans tous les lieux publics fermés de Montréal, à compter du 27 juillet, a annoncé la mairesse Valérie Plante sur les réseaux sociaux.

Dans un premier message publié sur Twitter, la mairesse a déclaré qu’il fallait «tout mettre en oeuvre pour nous protéger». Et que ce constat a poussé le conseil municipal à travailler «sur un règlement qui rendra obligatoire le port du couvre-visage».

Dans une seconde publication plus étoffée, sur Facebook, Valérie Plante précise que ce règlement devrait entrer en vigueur le 27 juillet. «Nous nous baserons sur les expériences des villes canadiennes qui ont déjà adopté un tel règlement, ou qui s’apprêtent à le faire, écrit-elle. Le conseil municipal sera convoqué afin que le règlement soit appliqué d’ici la fin du mois.»

Valérie Plante soutient avoir été motivée par «l’émergence de certains foyers d’éclosion en banlieue de la métropole» au cours des derniers jours. Un relâchement qui pourrait «miner les efforts que nous faisons depuis le début de cette pandémie», craint-elle.

Le port d’un couvre-visage est déjà obligatoire dans le réseau de transport en commun de la métropole. En entrevue à RDI, la mairesse Plante a fait savoir que la nouvelle obligation concernera autant les lieux publics municipaux que les commerces, incluant les bars et les restaurants.

Dans son long message publié en ligne, Valérie Plante dit être allée à la rencontre des gens d’affaires depuis le début du déconfinement progressif.

«Si nos courageux entrepreneurs entrevoient l’avenir avec enthousiasme et résilience, plusieurs m’ont souligné les défis quotidiens auxquels ils sont confrontés afin de faire respecter les règles d’hygiène et de distanciation dans leur établissement», rapporte-t-elle.

La mairesse de Montréal souligne que pour de nombreux commerces, «un reconfinement éventuel impliquerait carrément de mettre la clé sous la porte». Un scénario qu’elle qualifie de «désastre pour des vies humaines et pour notre économie».

Valérie Plante plaide que ce règlement se veut un outil pour aider les propriétaires de commerces à faire respecter les consignes pour limiter la propagation de la COVID-19. Elle ajoute que les contrevenants devront assumer les conséquences et que des contraventions pourraient être remises au client et/ou au commerce selon la situation.

En terminant, la mairesse de la métropole concède que la population a hâte de reprendre une vie normale, mais rappelle que «c’est en respectant les consignes ensemble que nous pourrons nous prémunir» contre une nouvelle vague du coronavirus.

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Assez ironique, merci, n’est-ce pas, que l’an passé un voile arrière ait pu susciter tant de passions et qu’on ait cru devoir légiférer là-dessus aussi rondement et carrément que précipitamment; en même temps qu’on professait ou tonitruait haut et fort, ténors et contraltos, que l’à-visage-découvert devait prévaloir partout pour tou.te.s; alors que maintenant ce sera inversement un voile avant visage couvert qui sera de mise – obligatoire.

Eh oui!, ben non, ben non, « ce n’est pas la même chose »? Faudrait quand même y regarder un petit instant pour ‘vérifier’ si, au fond, il n’y aurait pas de ‘la même chose’ en réalité justement.
https://doingbuzz.com/visages-masques-la-contradiction-a-visage-decouvert/
En France, en effet, éprouve-t-on le même genre d’obsession anti-voilement, anti-musulmanE (affichée), qu’au Québec, quoique pas pour la ou les mêmes raisons.
Ah, arguera-t-on, la question santé sécurité ne saurait être appréhendée sur le même pied que celle de croyances ou religions. Pourtant si, à la lecture des plus grandes chartes, la conscience personnelle notamment ne se voit pas attribuer moindre importance que la sécurité (et l’on sait que ce peut être suivant l’«appel» de sa conscience qu’on privilégiera une tenue vestimentaire plutôt qu’une autre).

Si bien qu’aura-t-on (eu) beau user de toutes les simagrées possibles imaginables, la véréalité n’en restera pas moins que c’est, essentiellement sinon exclusivement, parce que l’islam, la musulmanE (affichée) indisposent, agacent, irritent ou incommodent, « chez ‘nous’ », qu’y aura été interdit, ultimement — (jamais avant l’an de grâce 2019 n’avait-il été légiféré au pays du Québec à propos de [du] religieux) — ce que l’on sait, où l’on sait, à qui l’on sait. L’allégué d’État laïque (ou neutre) n’était, donc, que prétexte.

Alors, donc (bis), nous revoilà lancé.e.s, cette fois, vers l’« universalisation » de visages couverts pour un temps X. Conséquences? Y en a-t-il? Oui. Une couple au moins.

Les malentendant.e.s, qui ne l’ont déjà ‘pas facile’, l’auront encore moins. Ne pouvant plus lire sur les lèvres. Les asthmatiques et al., qui ne peuvent revêtir ‘ça’, un couvre-visage, et à qui, si on ne fait pour elles et eux exception, on fera chasse ou guerre, ne l’auront pas non plus ‘facile’.

Espérons, donc (re-bis), qu’on saura, cette fois-ci, trouver un entre-deux raisonnable et sensé. De manière à ne pas avoir à déplorer, dans quelques années ou décennies, d’avoir, encore une fois, mal agi, trop ‘extrémistement’, i.e. trop uniformément, aussi injustifiablement qu’injustement trop draconiennement.

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