Montréal sera le quartier général d’une surveillance planétaire par satellite

Montréal sera le quartier général d’une surveillance planétaire par satellite d’ici 2021.

La firme NorthStar Ciel et Terre a annoncé jeudi des investissements de 52 millions $ pour le déploiement d’un filet de surveillance de 40 satellites en basse orbite qui servira en priorité à la gestion en continu de l’environnement.

«Pour nous, l’objectif est de regarder comment on va s’intégrer comme il faut avec notre environnement, outiller l’humanité pour bien préserver notre planète», a affirmé le chef de la direction de NorthStar, Stewart Bain.

«On ne peut pas gérer ce que l’on ne mesure pas. Si vous le mesurez, vous pouvez le gérer», a-t-il fait valoir.

«Ça nous permettra de faire de nouvelles percées en matière de gestion continue de notre environnement, notamment; santé des océans, de l’eau douce, de la foresterie, de la surveillance des pipelines, le transport d’énergie, etc., et un suivi des débris dans l’espace pour éviter les collisions avec les satellites.

«Les défis ne s’estompent pas: ils deviennent encore plus importants et encore plus fréquents en termes d’agriculture, de sécurité alimentaire, d’eau potable», a-t-il martelé.

Le réseau NorthStar sera également en mesure d’exercer une surveillance des astéroïdes qui peuvent aussi représenter une menace.

NorthStar, qui emploie une vingtaine de personnes, prévoit que ce nombre passera à 400 d’ici 2021 et que ses activités généreront environ 1200 emplois indirects.

L’entreprise, née de discussions «d’une bande de mathématiciens et scientifiques fous», est détenue majoritairement par la firme montréalaise Télésystème Espace, qui compte comme partenaire dans le projet le groupe européen Star Alliance, formé des sociétés Telespazio, d’Italie, et Thales, de France.

Les gouvernements fédéral et provincial octroient chacun 13 millions $ au projet sous forme de prêt, le reste provenant de l’ensemble des partenaires privés.

NorthStar Ciel et Terre se définit comme un fournisseur de «services commerciaux d’observation terrestre».

«Pour nous, l’idée c’est de créer des produits d’information pour des applications et c’est là où il y a de la valeur ajoutée, a expliqué M. Bain. C’est là où on va vraiment s’appuyer sur tout ce qui existe comme base de ressources humaines qui existe ici à Montréal avec l’intelligence artificielle et tout le développement, les chercheurs dans le domaine du « big data ».»

La fabrication des satellites, qui seront équipés de capteurs hyperspectraux, infrarouges et optiques, relève du partenaire européen Star Alliance. Le lieu de fabrication reste à déterminer pour l’instant.

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