Montréal: une piétonne meurt et une autre est gravement blessée

MONTRÉAL — Une piétonne de 74 ans a succombé à ses blessures samedi après avoir été happée par un véhicule dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, à Montréal et une autre a été gravement blessé dans l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

Selon les premières informations recueillies par le Service de police de la Ville de Montréal, le conducteur d’une camionnette qui roulait sur la rue Saint-Hubert en direction nord a happé la piétonne de 74 ans au moment où il tentait d’effectuer un virage à gauche sur la rue Bélanger, vers 15 h 40.

La septuagénaire a subi des blessures à la tête et les autorités ont annoncé son décès en fin de soirée.

Le conducteur de la camionnette, un homme de 24 ans n’a subi aucune blessure.

Un peu plus tard samedi, un véhicule utilitaire sport (VUS) a happé une piétonne qui traversait la rue Lajeunesse, au coin de la rue de Liège.

En fin de soirée, l’état de santé de la femme était «jugé critique, mais stable» par le SPVM.

Des enquêtes sont en cours pour déterminer les causes exactes de ces collisions.

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Aux nouvelles de R.-C. ce soir, une dame appelée à commenter a dit avoir habité plusieurs provinces canadiennes, où, selon elle, ce serait beaucoup plus sécuritaire et respectueux des piéton.ne.s.

Ce ne serait pas une ‘première’…

Tout le monde étant allé en province voisine à l’ouest, il y a quinze, vingt, trente ans (ou plus), n’a pu ne pas être impressionné par la différence stupéfiante qui y apparaissait relativement au respect des piéton.ne.s, scrupuleux là, comparé à chez nous au Québec.

Ça s’est amélioré au Québec depuis lors. Mais p’t’être « pas assez »…, n’est-ce pas?

Il ne manque pas d’événements et comportements au Québec témoignant d’abord qu’on n’y serait entre autres pas moins pressés ou stressés qu’ailleurs
https://www.pressreader.com/canada/metro-montreal/20171019/281745564623538
mais aussi qu’il se pourrait qu’on y soit moins soucieux de… la vie qu’ailleurs?

En cette seule année dernière, en effet, il y avait eu, au début, la mort plus qu’atroce d’une nonagénaire à la porte de sa résidence sécurité. Quelques mois plus tard, la mort non moins atroce d’une petite fillette, martyrisée. Et comme quoi on n’aurait pas rêvé, en fin d’année monsieur ‘Un Québec fou de ses enfants’ est venu confirmer qu’il n’en a rien été ces dernières décennies; et d’autres décès de personnes sorties de leur résidence sécurité sont également advenues.

Ah, rétorquera-t-on, sous peu ça devrait aller mieux, le gouvernement notamment, ainsi que la Ville, ayant entrepris d’oeuvrer de manière à endiguer ou prévenir ce genre de situations.

N’empêche. Ça prendra plus que « la Ville » et « le gouvernement »… Faudra que la ‘population’, que les citoyen.ne.s aussi y mettent du leur. Sans quoi, on n’en sortira jamais. Et, alors, les drames continueront de croître au lieu de diminuer, en nombre ou en gravité.

Évidemment, il y aura d’abord une période transitionnelle. Au cours de laquelle on se renverra le blâme les uns sur les autres. À commencer par…

Bien, on a déjà eu le temps d’entendre dire que ce pourrait être la faute des personnes âgées mêmes. L’«aging» faisant en sorte qu’on n’«s’or’cul’rait» pas assez vite d’«dans ‘jambes» — (comprendre d’d’vant les roues) — de véhicules routiers motorisés, ou que l’acuité des sens déclinant, on ne les verrait ou ne les entendrait plus (assez).

Autre riposte, les piétons courraient les premiers, délibérément, après leur malheur, en ne respectant pas, mal ou trop peu les règles ou codes. Et c’est vrai qu’il y a de ça.

Ça semble réparti assez également l’inobservance des lois, règlements ou codes, chez piétons, cyclistes, automobilistes et camionneurs. Sauf que…

Il y a une différence, et toute une, au chapitre des conséquences. Un autobus de ville ou un camion qui, en raison d’angle mort disons, écrase l’orteil d’un piéton ou ‘tasse’ un cycliste, n’est pas la même chose qu’une piétonne qui, distraite ou contrevenante, se retrouve sur le capot d’une auto. Bien rare que celle-là brise celle-ci. Dans pas mal tous les cas, c’en est un, toujours le même, qui se fait faire mal.

Oui, bien sûr, aux cyclistes et piétons de mettre, les premiers, toutes les chances de leur côté. Mais lorsqu’on est au volant de quelque chose pouvant faire plus mal…

Il y aussi qu’il y aura eu toute une reconfiguration ou reconceptualisation de l’aire circulation, surtout en ville, en raison d’une prise de conscience environnementale ainsi que sanitaire. Si bien qu’en même temps qu’il y a sénilation, il y a aussi réjuvénilation de notre société, point de vue programmatique. Il y a plus de vieux et vieilles, oui, mais aussi plus de monde à pied ou à vélo sillonnant les rues. Et c’est voulu tel. Alors…

S’agira de faire marcher ça — (c’est le cas de le dire) — au moyen d’une évolution d’attitude et de culture. Lesquelles se résume en UN mot: respect. Respect des piétons, cyclistes, automobilistes, camionneurs, les uns des autres…; et par eux des règles leur permettant de cohabiter, de se côtoyer, sans «s’écoeurer» d’abord, mais également sans s’égratigner, s’écrabouiller, s’faire r’voler, ou sans non plus s’aventurer indûment témérairement en s’exposant à l’être ainsi – égratigné ou écrabouillé. Car… même quand t’es pas «en tort», ça t’donne un «choc nerveux». Alors, pitié pour les motorisé.e.s, hein, s.v.p., non motorisé.e.s.