Montréal veut assurer une ville plus verte aux prochaines générations

MONTRÉAL — Lors d’une allocution virtuelle jeudi devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a réitéré l’importance de tenir compte de l’environnement dans la stratégie de relance économique. 

Sous le thème «Assurer aux prochaines générations des villes plus vertes», l’animateur de la rencontre, Éric St-Pierre, directeur général de la Fondation familiale Trottier, a souligné en début de séance que le vaccin suscite l’espoir d’endiguer la crise sanitaire. 

La crise environnementale, elle, est à la recherche de remèdes.  

Pour traiter ce problème planétaire, 97 villes se réunissent sous l’organisation mondiale C40 Cities, pour trouver des solutions. 

Parmi celles-ci: Johannesburg, Melbourne, Londres, Paris, Boston et Seattle. Montréal est la seule ville québécoise du regroupement. 

Une initiative dont la mission s’est transformée durant la pandémie afin d’échanger notamment sur la lutte contre la COVID-19. 

«Comment se fait le partage de l’espace public dans le contexte de la COVID-19?», donne Mme Plante en exemple des questions que se sont posées le C40 Cities. 

Les réunions qui ont lieu en ligne depuis le printemps dernier ont permis «d’économiser bien du carbone», a lancé à la blague la mairesse. 

À défaut de voyager par avion et de se réunir en personne, les dirigeants de ces villes progressives se sont penchés sur la façon dont les métropoles peuvent répondre aux problèmes de changements climatiques. 

«Notre réponse à cette crise (sanitaire) nous montre à quoi pourrait ressembler notre réponse à d’éventuelles crises», affirme la mairesse de Montréal. 

«Ce que la COVID nous a démontré, c’est qu’on est tous interreliés», dit-elle. Ce qui, selon elle, explique l’importance de s’unir pour trouver des solutions. 

Non seulement est-ce la tâche des métropoles et des instances gouvernementales, mais aussi celle des citoyens, a-t-elle fait valoir, enjoignant la population à s’intéresser au plan climatique que la Ville a dévoilé en décembre dernier.

«J’espère que ce plan va être pris au sérieux. J’espère que les gens vont nous poser des questions», a indiqué Mme Plante. 

Cet ambitieux projet appuyé par un panel d’experts, précise Mme Plante, prévoit une diminution de 55 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030. 

La Ville prévoit également de devenir carboneutre en 2050. 

Elle cite en exemple le «REM qui s’inscrit parfaitement dans un projet qui contribue à réduire les GES» tout en contribuant à la dynamisation du centre-ville de Montréal. 

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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