Mort de Joyce Echaquan: une enquête publique annoncée par Geneviève Guilbault

MONTRÉAL — Le Bureau du coroner a été mandaté de mener une enquête publique concernant la mort de Joyce Echaquan, a annoncé samedi la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault.

«Nous devons tout faire pour éviter que de tels drames se reproduisent», a-t-elle écrit sur Twitter.

La coroner en chef du Québec, Me Pascale Descary, a pris acte de la demande dans un communiqué transmis en soirée.

Elle ordonnera la tenue d’audiences publiques «dans les meilleurs délais», peut-on y lire. L’enquête doit permettre à la fois de faire la lumière sur la mort de cette jeune femme autochtone et de formuler des recommandations «visant la protection de la vie humaine».

Joyce Echaquan, de la communauté atikamekw de Manawan, est morte cette semaine à l’Hôpital de Joliette dans des circonstances troublantes.

Peu avant sa mort, Mme Echaquan, une mère de famille âgée de 37 ans, s’était filmée avec son téléphone cellulaire depuis son lit d’hôpital. Dans cette vidéo, on entend deux employées tenir des propos dénigrants et dégradants envers leur patiente, qui semble très souffrante et qui halète.

Les deux femmes — une infirmière et une préposée aux bénéficiaires — ont depuis été congédiées.

Le Bureau du coroner avait déjà annoncé qu’il menait une investigation sur la cause du décès de Mme Echaquan, ainsi que sur toutes les circonstances entourant sa mort. Son rôle n’est pas d’attribuer la responsabilité à quiconque, mais plutôt de faire des recommandations pour éviter d’autres décès.

Vendredi, les proches de Mme Echaquan ont entrepris une série de démarches judiciaires, dont une poursuite contre l’Hôpital de Joliette et le dépôt de plaintes auprès de la police et de la commission des droits de la personne. Ils espèrent que des accusations criminelles s’ensuivront.

La ministre Guilbault n’était pas disponible samedi pour répondre aux questions de La Presse Canadienne.

Des milliers de personnes se sont d’ailleurs réunies en après-midi au centre-ville de Montréal pour dénoncer le racisme systémique au Québec, dans la foulée de la mort tragique de Mme Echaquan sous une pluie d’injures.

Ses funérailles devaient avoir lieu samedi à Saint-Félix-de-Valois, dans Lanaudière.

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