Moteurs truqués: l’accord de Volkswagen s’appliquera aussi au Canada

TORONTO – Un règlement aux États-Unis dans l’affaire des moteurs truqués faisant en sorte que le constructeur Volkswagen rachètera ou réparera les véhicules touchés ou compensera les propriétaires s’appliquera également aux propriétaires canadiens d’environ 100 000 véhicules, a indiqué Volkswagen Canada.

Le juge de district Charles Breyer a annoncé, jeudi, qu’un accord de principe avait été conclu concernant la majorité des véhicules touchés par l’affaire des moteurs diesel truqués pour déjouer les normes anti-pollution.

Selon l’accord de principe présenté par le juge, les propriétaires auraient l’option de revendre les véhicules à l’entreprise ou de les faire réparer aux frais de Volkswagen.

Un porte-parole de Volkswagen Canada, Thomas Tetzlaff, a dit par courriel, vendredi, que les résolutions conclues avec l’agence de protection de l’environnement aux États-Unis (EPA) s’appliquaient aussi au Canada, «car les véhicules canadiens sont certifiés» par l’agence.

Par communiqué, jeudi, Volkswagen Canada avait affirmé que les propriétaires n’avaient pas à prendre des mesures pour l’instant, et qu’ils seraient informés de la marche à suivre dès que possible.

Les détails de l’accord devraient être connus au cours des prochains mois.

Le constructeur avait déjà indiqué qu’environ 500 000 automobiles comptaient des moteurs truqués et qu’environ 100 000 d’entre elles avaient été vendues au Canada.

M. Breyer a indiqué que l’entente inclura une «compensation substantielle» pour les propriétaires. Mais il n’a pas élaboré davantage et a demandé aux avocats dans cette affaire de ne pas parler publiquement des négociations en cours, disant que cela pourrait entraîner de la confusion parmi les clients.

Le juge a établi l’échéance du 21 juin pour le dépôt de documents additionnels sur l’accord de la part des avocats du département américain de la Justice et de ceux représentant les propriétaires de Volkswagen.

Après cette date, les propriétaires auront l’occasion de soumettre des commentaires avant que le juge ne donne son approbation finale à une entente.

«Bien qu’il soit trop tôt pour dire si les propriétaires auront satisfaction, et qu’il y a encore d’autres charges qui doivent être prises en compte, il s’agit du début de la fin de l’histoire», a dit Michael Steel, un avocat à San Francisco ayant conseillé les constructeurs.

Une personne au fait du dossier, ayant voulu conserver l’anonymat car les détails de l’entente n’ont pas été dévoilés publiquement, a affirmé que Volkswagen dépenserait un peu plus de 1 milliard $ US pour compenser les propriétaires. Elizabeth Cabraser, avocate principale pour des centaines de propriétaires de Volkswagen, a contesté cette information, jeudi, mais sans offrir elle-même une évaluation des sommes prévues.