Motion déposée: Le gouvernement veut retirer le crucifix du parlement

QUÉBEC — Le gouvernement Legault fait volte-face et prône désormais le retrait du crucifix qui trône au Salon bleu du parlement.

Ce crucifix est installé au-dessus du trône du président de l’Assemblée nationale depuis les années 30.

Au moment même où le gouvernement relance le débat sur la laïcité, avec le dépôt jeudi du projet de loi sur les signes religieux, le ministre Simon Jolin-Barrette dépose une motion jeudi à l’Assemblée nationale visant à retirer le crucifix.

La motion stipule que le Bureau de l’Assemblée nationale (BAN) reçoit le mandat des membres de cette assemblée de déplacer le crucifix du Salon bleu «pour le mettre en valeur dans l’enceinte du Parlement».

La motion devra donc d’abord être étudiée par les membres du BAN, qui regroupe des députés des différentes formations politiques, mais selon le voeu du gouvernement cela ne pourra pas se faire avant l’adoption du projet de loi sur la laïcité de l’État, attendue à la mi-juin.

Dans le cadre du débat sur la laïcité de l’État, la présence du crucifix au Salon bleu a maintes fois été remise en question au cours des dernières années.

Jusqu’à jeudi, la position du premier ministre François Legault consistait cependant à le maintenir en place, pour sa valeur patrimoniale.

Les commentaires sont fermés.

S’agissait d’y penser. Il y avait un truc. Pour faire passer la chose. En douce. Suffisait de faire un échange. Du CH. Encore. À l’ancienne.

Car ce n’est pas le CH d’aujourd’hui qui a inventé ça, les échanges. Ç’avait été inauguré il y a une couple de milliers d’années par le premier CH, CHrist. Qu’on avait échangé contre un autre. Si bien qu’il a l’habitude. Pour lui, ce n’est pas nouveau.

Alors, donc, là était l’astuce. Pour que ça passe mieux, la chose, on fera cadeau de ce que non seulement soi mais tout le monde en fait a de plus inspirant relativement notamment à la condition féminine, à l’égalité homme-femme, qui est la pierre angulaire, le fondement, la raison, motivation ou justification première alléguée, pour considérer n’avoir d’autre choix que de devoir y aller résolument d’une laïcité à la québécoise (unique en Amérique).

Le gros prix. Car y a-t-il jamais eu ou y aura-t-il jamais figure plus significativement ou plus expressivement emblématique d’égalité sexuelle absolue que celle de ce gars-là qui un bon jour aurait suggéré à ceux estimant n’avoir rien à se reprocher de jeter la première femme contre une femme adultère? Ou qui aurait déclaré que les prostituées même seraient considérées ‘valoir’ plus qu’eux pour (son) Dieu? Ou encore qui, lui, différemment des autres, aurait fait (prendre et laissé [une]) place aux femmes, les écoutant, leur parlant comme aux hommes et surtout les laissant exprimer, elles, en toute liberté le fond de leurs pensées? Un modèle. À nul autre pareil, quoi. Et ce n’est pas tout.

Ce qui «accroche», en effet, ce qui choque ou agace ou encore fait peur chez nous, c’est, dans/pour entre 95% et 99% des cas, le voile. Or… Cette chose n’a été prescrite ni par Allah, ni par son Prophète, ni par Yahvé, ni, encore moins, par Jésus même. En religion, ce ne l’aura été que par l’apôtre Paul, (principal) fondateur du christianisme, et ce pour/en contextes religieux seulement.

Si bien que, dommage. Comme c’est triste! Que pour pouvoir se «débarrasser» de quelques fichus là même où il semble qu’ils n’aient jamais suscité motif de s’en plaindre — (sinon ça se serait su) —, on n[e s’]y [en] privera pas moins de ressources humaines aussi rares que précieuses en raison de ce ressenti populaire provenant de mauvaises expériences et mauvais souvenirs québécanadiensfrançais en rapport avec la religion, faisant en sorte que c’est socio-«psychologique». Ç’a adhéré, ç’a collé, c’est resté. Et quelle tristesse, surtout, que pour pouvoir faire accepter ça, plus aisément ou par plus de monde, on ait cru devoir faire descendre également de son lieu la figure la plus éloquente, la plus marquante, la plus inspirante de l’Histoire relativement à une proposition ou une démarche d’égalisation des genres ou des sexes, ainsi qu’à sa consigne de… laïcité (à César…; à Dieu…). Quel dommage!

Il y a une décennie, un autre J. C. (Jean Charest) s’était tout de go exclamé à ce même propos qu’on allait quand même pas « récrire l’histoire à l’envers »! Lui évoquait l’histoire du Québec. Mais il y a plus. Si ce n’était que celle-ci qu’on réécrivait… En réalité, on réécrit l’Histoire. Avec un grand ‘H’. C’est-à-dire, l’Histoire de l’Humanité. Toute. En «s’abaissant» à ne même plus daigner reconnaître l’incomparabilité de l’oeuvre de l’homme Jésus pour l’avancement de celle-ci. À commencer par celui de la condition de celle de son espèce la plus négligée, défavorisée ou méprisée, la femme.

Les plus populaires