Mulroney veut voir l’Université Laval former des leaders sur la scène internationale

MONTRÉAL — L’Université Laval a officiellement lancé une campagne de financement de 80 millions $, mercredi, pour soutenir son Carrefour international Brian-Mulroney, dans lequel l’ancien premier ministre joue un rôle capital pour renforcer la présence du Québec sur la scène internationale.

Plus tôt cette année, l’université établie à Québec a annoncé son intention de créer une École supérieure d’études internationales afin d’offrir un tremplin à la prochaine génération de leaders.

M. Mulroney, qui a dirigé le Canada de 1984 à 1993, est un diplômé de l’Université Laval. C’est lui qui présidera la campagne de financement majeure. Les fonds serviront à la construction d’un nouveau pavillon pour abriter l’école supérieure, à la création de bourses d’études et au financement de chaires de recherche.

En entrevue en marge de la conférence de presse, M. Mulroney a mentionné que la mondialisation a eu pour effet de transformer les besoins et que la prochaine génération aura besoin d’expertise afin de prendre une plus grande place sur la scène internationale.

«Dans mon temps, c’était des (baccalauréats ès arts), puis une licence en droit et on faisait ce qu’on pouvait, a-t-il rappelé. Maintenant, ça a changé, c’est très sophistiqué. Les défis sont économiques, militaires, politiques, personnels.»

Selon lui, l’Université Laval a la capacité de réunir les ressources nécessaires pour offrir une éducation de grande qualité aux étudiantes et aux étudiants dans tous ces domaines.

«Ce qui va leur permettre, en temps opportun, d’avoir accès aux plus hauts postes dans les institutions internationales», a poursuivi le diplômé de droit de la cohorte de 1964.

Brian Mulroney espère ainsi voir des Québécois accéder un jour aux postes de secrétaire général des Nations unies, de secrétaire général de l’OTAN ou encore à la direction de l’Organisation internationale du commerce.

Selon l’ancien premier ministre conservateur, c’est la rectrice Sophie D’Amours qui est derrière l’idée de rassembler les études en relations internationales sous un même toit avec l’objectif avoué de développer la prochaine génération de leaders francophones du Québec sur la scène internationale.

Brian Mulroney dit avoir l’intention de s’entretenir régulièrement avec les étudiants pour leur partager des expériences vécues tout au long de sa carrière. Il souhaite également voir des leaders de partout dans le monde participer aux activités et aux conférences organisées par l’institution.

«Nous allons tenter d’établir une réputation solide à l’école afin que les gens aient envie de venir, a promis M. Mulroney. On veut donner l’impression aux étudiants qui voient ces gens et les rencontrent qu’ils peuvent y parvenir aussi.»

Déjà quelque 40 millions $ ont déjà été amassés sur l’objectif de 80 millions $. Cette somme provient d’une série de dons privés, incluant une contribution de M. Mulroney lui-même. Le gouvernement du Québec a versé 27,75 millions $ au projet.

La rectrice Sophie D’Amours s’est dite honorée de voir M. Mulroney soutenir et promouvoir le projet. Elle a décrit cette ambitieuse aventure comme le point de départ d’une transformation pour l’Université Laval.

Brian Mulroney a rappelé qu’il s’agit de la plus vieille université canadienne et qu’elle a produit certains des plus illustres personnages du pays, incluant trois premiers ministres du Canada et huit premiers ministres provinciaux.

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