N-B: des groupes demandent au gouvernement de mieux protéger les locataires

FREDERICTON — Une coalition de 32 groupes représentant les locataires et les Néo-Brunswickois à faible revenu a écrit au gouvernement provincial pour remédier à ce qu’elle considère comme une aggravation des conditions de logement dans la province.

Dans la lettre envoyée lundi, les groupes plaident que les augmentations de loyer dépassent de loin l’augmentation du revenu médian et que les locataires ne sont pas protégés contre les augmentations de loyer et les évictions.

Dirigés par la Coalition du Nouveau-Brunswick pour les droits des locataires et le Conseil du développement humain, les groupes affirment qu’il existe un risque croissant d’itinérance alors que la pandémie de COVID-19 perdure.

En conférence de presse virtuelle, l’organisateur Tobin Haley estime qu’il y a un besoin urgent de sécurité du logement.

Haylee Cormier, une locataire de Moncton, a dit que même s’il n’y avait pas de pandémie, des augmentations de loyer spectaculaires forceraient quand même les locataires à quitter leur maison au milieu de l’hiver.

«Comme moi, il y a beaucoup de gens au Nouveau-Brunswick à revenu fixe, invalidité, aide sociale, pensions, etc. Tous ces gens ne peuvent pas se permettre de combler la différence», a-t-elle soutenu.

«Il n’y a pas assez de logements sociaux pour aider toutes ces personnes».

Les groupes réclament un plafond immédiat de 2 % sur les augmentations de loyer et un moratoire sur les évictions jusqu’à ce que la province revienne dans la phase verte, qui surviendra lorsqu’une proportion suffisante de la population aura été vaccinée pour lever toutes les restrictions de santé publique.

En décembre, le premier ministre Blaine Higgs a déclaré que selon les chiffres qu’il avait vus, les taux d’expulsion pendant la pandémie étaient faibles. Mardi, la ministre de Services Nouveau-Brunswick, Mary Wilson, a publié une déclaration en réponse à la lettre de la coalition.

«Je suis sensible aux défis auxquels les gens sont confrontés en raison de la COVID-19, en particulier en ce qui concerne les augmentations de loyer», a-t-elle écrit. 

Elle dit être consciente des préoccupations concernant le logement abordable et l’itinérance, «et je continue de travailler avec mes collègues pour résoudre ces problèmes».

Mme Wilson a indiqué que les problèmes sont complexes, ajoutant que le gouvernement aurait plus à dire sur la question dans les semaines à venir.

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