N.-B.: les libéraux promettent d’élargir le programme de gratuité scolaire

FREDERICTON — Les libéraux du Nouveau-Brunswick promettent d’élargir leur programme de frais de scolarité gratuits, qui selon eux pourrait être mis à mal par un éventuel gouvernement progressiste-conservateur.

Le chef Brian Gallant a annoncé mardi qu’un gouvernement libéral ferait passer le niveau de revenu admissible au programme de 60 000 à 70 000 $, pour ensuite l’indexer à l’inflation.

Les étudiants dont la famille gagne 70 000 $ et moins pourraient donc fréquenter gratuitement un collège ou une université financée publiquement.

M. Gallant a aussi annoncé que les seuils du programme d’allègement des droits de scolarité pour la classe moyenne seraient également haussés, ce qui permettra à plus d’étudiants de recevoir de l’aide financière, a-t-il indiqué.

Selon le chef libéral, l’an dernier seulement, 6319 étudiants ont profité du programme de frais de scolarité gratuits, tandis que 1425 autres ont bénéficié du programme d’allègement des droits de scolarité.

M. Gallant n’a pas chiffré sa promesse, mardi, mais il a assuré que cette information sera divulguée avant les élections du 24 septembre.

Le premier ministre sortant a aussi saisi l’occasion pour attaquer le Parti progressiste-conservateur.

«Blaine Higgs et les conservateurs sont contre le programme de frais de scolarité gratuits», a tranché M. Gallant.

«Blaine Higgs essaiera de prétendre qu’il préservera le programme si les conservateurs gagnent ces élections. Mais ne soyez pas dupes, il a clairement dit qu’il déchirerait le programme de frais de scolarité gratuits, même si plus de 6300 Néo-Brunswickois ont profité de cet investissement seulement pour l’année dernière.» 

M. Higgs n’était pas disponible mardi pour commenter cette attaque du chef libéral, puisqu’il se préparait pour le débat des chefs de la semaine prochaine.

Le candidat progressiste-conservateur Dominic Cardy a toutefois accusé Brian Gallant «d’inventer des choses».

«Je crois qu’à ce point-ci de l’élection, nous devons dénoncer Brian Gallant qui se comporte comme une version douce de Donald Trump. Il invente des choses», a-t-il lancé.

«Nous n’avons absolument pas dit que nous allions l’abolir. Nous avons dit que nous voulions voir des résultats.»

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