N.-É.: Des élus se font implorer de rehausser les cibles de réduction des GES

HALIFAX — Des groupes environnementaux et des citoyens préoccupés implorent le gouvernement de la Nouvelle-Écosse de rehausser les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre proposés dans un récent projet de loi.

Le projet de loi 213 réduirait les émissions de GES de 53 pour cent d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005 et ferait passer la province à une empreinte carboneutre d’ici 2050.

Mais des intervenants se sont succédé en chambre, lundi, pour tenter de convaincre un comité législatif que cet échéancier n’est pas à la hauteur de l’urgence climatique, comme démontré par la communauté scientifique internationale.

De nombreux intervenants ont fait valoir que la Nouvelle-Écosse et l’ensemble du Canada devraient plutôt viser la carboneutralité d’ici 2030.

«Vous décidez de mon avenir», a lancé la jeune militante Julia Sampson aux élus.

L’élève du secondaire, qui comptait parmi les organisateurs de la marche pour le climat à Halifax, dans le cadre du mouvement de grève du mois dernier, affirme que les cibles proposées accusent un décalage de 20 ans avec «une catastrophe climatique irréversible».

Une fois adopté, le projet de loi 213 remplacerait l’actuelle Loi sur les objectifs environnementaux et la prospérité durable de la Nouvelle-Écosse, dont les objectifs ont maintenant été atteints, comme celui d’une production d’électricité à 25 pour cent renouvelable d’ici 2015.

Le gouvernement provincial affirme d’ailleurs que plus de 40 pour cent de la production d’électricité émanera de sources d’énergie renouvelable d’ici l’an prochain.

Le ministre de l’Environnement, Gordon Wilson, soutient que les cibles proposées s’appuient sur les plus récentes données scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies (GIEC).

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