N.-É.: Des familles des victimes de Wortman poursuivent sa succession

HALIFAX — Un avocat qui représente des familles des victimes du tueur de masse néo-écossais tente de lancer un recours collectif afin que ses clients espèrent obtenir «une forme de justice».

Me Robert Pineo a déclaré vendredi matin que neuf familles cherchent à obtenir un recours collectif contre la succession de Gabriel Wortman, dans l’espoir d’obtenir une compensation pour les meurtres et les dommages qu’il a provoqués pendant sa cavale des 18 et 19 avril.

Wortman a abattu un total de 22 personnes à cinq endroits différents au cours d’un carnage qui a commencé dans la petite municipalité de Portapique, environ à 40 km à l’ouest de Truro. Il a été abattu par les policiers à Enfield, en Nouvelle-Écosse, le 19 avril.

Me Pineo a indiqué que les dommages spécifiques contre la succession du denturologiste âgé de 51 ans d’Halifax sont toujours indéterminés, mais il s’attend à ce qu’ils atteignent «des millions de dollars».

L’avocat a aussi indiqué que si le recours collectif est autorisé, les dommages et les intérêts s’élèveraient à beaucoup plus que les actifs nets de Wortman — qui comprennent ses résidences, que Me Pineo estime à un peu plus d’un million de dollars.  

Cependant, Me Pineo a mentionné que le recours collectif des plaignants a aussi comme objectif d’obtenir plus d’informations sur les motifs qui ont poussé le tireur à passer à l’action.

Il a souligné que d’autres familles pourraient se joindre à la procédure judiciaire, et que d’autres cabinets d’avocats pourraient aussi déclencher des recours collectifs qui pourraient éventuellement être jumelés au sien.

Parmi les plaignants figure Nicholas Beaton, devenu veuf à la suite de la mort tragique de l’infirmière Kristen Beaton qui aurait été abattue par Wortman alors qu’elle se rendrait vers son lieu de travail.

Mme Beaton était enceinte du deuxième enfant du couple au moment de sa mort.

Les allégations contenues dans la poursuite n’ont toujours pas été démontrées en cour, et le processus d’autorisation du recours collectif pourrait prendre jusqu’à six mois.

La demande d’autorisation du recours collectif a été déposée à Truro, devant la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, mardi.