N.-É.: la prof de yoga montréalaise voulait rompre lorsqu’elle a été tuée

HALIFAX — La professeure de yoga Kristin Johnston, originaire de Montréal, aurait informé ses amis qu’elle souhaitait rompre avec son conjoint quelques heures avant sa mort, a déclaré la procureure de la Couronne en cour, mercredi, en Nouvelle-Écosse.

Le conjoint de la victime, Nicholas Butcher, est accusé de l’avoir tuée avant de tenter de mettre fin à ses jours dans la résidence de la jeune femme située près de Halifax.

Dans sa déclaration d’ouverture au procès de Nicholas Butcher, accusé de meurtre au deuxième degré, la procureure Tanya Carter a affirmé que l’homme de 35 ans était «incapable de vivre sans Kristin Johnston» et qu’il l’avait tuée.

La procureure a dit au jury de la Cour suprême (supérieure) de Nouvelle-Écosse que la preuve était simple, soit que la vie de Kristin Johnston avait pris fin tragiquement et que toutes les preuves pointaient en direction de l’accusé comme responsable du meurtre.

Selon Me Carter, la preuve va démontrer que la victime avait pris la décision de mettre fin à la relation du couple en mars 2016.

Nicholas Butcher, diplômé en droit de l’Université Dalhousie, avait emménagé depuis peu dans la maison de la victime à Purcells Cove, a précisé la procureure.

Le soir du drame, le 25 mars 2016, Kristin Johnston aurait confié à des amis qu’elle cherchait la meilleure façon de rompre avec l’accusé.

Plus tard dans la soirée, alors que la jeune femme était chez un ami, Nicholas Butcher aurait découvert où elle se trouvait et se serait rendu sur place.

La personne qui accueillait la jeune femme aurait brièvement quitté les lieux et à son retour, le couple n’était plus là.

Le lendemain matin, Nicholas Butcher a lui-même appelé le 9-1-1 pour révéler qu’il avait tué sa conjointe et qu’il avait tenté de s’enlever la vie, a dit Me Carter.

Il a plaidé non coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré.