N.-É.: le gouvernement doit modifier ses politiques pour rétrécir l’écart des revenus

HALIFAX — Un rapport publié mercredi indique qu’un écart croissant entre les riches et les pauvres nuit au bien-être des Néo-Écossais, et il est temps que le gouvernement libéral reconnaisse le problème dans l’élaboration de ses politiques.

L’étude cite des données de Statistique Canada indiquant que de 1998 à 2018, la part des revenus totaux de la province allant aux 10 % les plus riches de la société a augmenté.

Elle indique qu’au cours de ces deux décennies, la part des citoyens les plus riches de la province est passée de 23,3 % à un peu plus de 26 %.

L’étude, intitulée «Créer l’avenir que nous méritons tous», a été préparée pour le Centre canadien de politiques alternatives et l’Ordre des travailleurs sociaux de la Nouvelle-Écosse.

L’autrice principale, Tammy Findlay, présidente des études politiques à l’Université Mount Saint Vincent à Halifax, affirme dans l’étude que les gouvernements doivent commencer à évaluer les politiques plus rigoureusement pour s’assurer qu’elles réduisent la pauvreté.

Mme Findlay dit que les politiques devraient être gérées par un ensemble de principes, qu’elle appelle un «cadre de politique sociale», qui inclut l’examen des impacts à long terme sur les citoyens les plus pauvres.

«Pendant trop longtemps, les Néo-Écossais ont appris que les vraies solutions à la pauvreté et aux inégalités sont inabordables et peu pratiques. Mais nous n’avons pas à accepter cela», a-t-elle déclaré.

L’étude plaide notamment pour des programmes plus universels, y compris dans les services de garde d’enfants, qui doivent mettre en contact des enfants d’horizons divers et offrir «des chances égales à tous les enfants de s’épanouir».

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