N.-É.: le premier ministre balaie les critiques sur des écoles non sécuritaires

HALIFAX — Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse accuse un syndicat d’enseignants de «créer beaucoup de bruit et de rhétorique» en laissant entendre que les écoles publiques sont dangereuses et plongées dans le «chaos» parce que le personnel n’aurait pas eu assez de temps pour se préparer à la rentrée mardi prochain.

Stephen McNeil répondait à une série d’allégations formulées mercredi par Paul Wozney, président du Syndicat des enseignantes et enseignants de la Nouvelle-Écosse (NSTU), qui compte 10 000 membres. Dans un communiqué, M. Wozney soutenait que des membres avaient signalé des systèmes de ventilation qui n’ont pas été inspectés ou réparés, des fenêtres qui ne s’ouvrent pas, un manque de stations de lavage des mains appropriées et des couloirs remplis de meubles qui ont été déplacés pour faire plus d’espace dans les salles de classe.

Le dirigeant syndical a demandé au ministre de l’Éducation, Zach Churchill, de reporter de deux jours la rentrée scolaire, afin de donner aux enseignants, aux administrateurs et au personnel plus de temps pour «mettre de l’ordre dans la tourmente» et répondre aux nouvelles exigences visant à réduire la propagation de la COVID-19.

Le premier ministre McNeil a rejeté cette demande jeudi, affirmant qu’il n’y avait aucune preuve de «chaos» dans une école; il assure que «les enfants de la province seront en sécurité».

Il admet toutefois que de nombreux enseignants, parents et élèves se sentent probablement anxieux devant la reprise des cours et qu’il sera parfois difficile de s’adapter dans un contexte persistant de pandémie.

Laisser un commentaire
Les plus populaires