N.-É.: les conservateurs accusent le ministre de la Justice de conflit d’intérêts

HALIFAX — Le chef du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse avance que le procureur général de la province se place en situation de conflit d’intérêts en définissant le mandat de l’enquête publique sur la tuerie de masse d’avril dernier.

Tim Houston a déposé mercredi un affidavit auprès du commissaire aux conflits d’intérêts, faisant valoir que les trois décennies passées par le ministre Mark Furey au sein de la Gendarmerie royale du Canada sont incompatibles avec son rôle visant à déterminer les paramètres de l’enquête fédérale-provinciale.

Selon M. Houston, la tuerie des 18 et 19 avril, qui a coûté 22 vies avant que le tireur ne soit tué par la police, soulève des questions sur la manière dont la GRC a réagi et géré ses ressources dans ses détachements ruraux.

Le chef progressiste-conservateur soutient que la carrière de M. Furey au sein de la GRC crée la perception d’un conflit d’intérêts et qu’il ne devrait pas à ses yeux s’impliquer davantage dans l’enquête.

Tandis que le mandat de l’enquête reste à être précisé, M. Furey devrait se retirer afin que les familles des victimes «soient assurées de l’intégrité de l’enquête», fait-il valoir.

Le ministre a réagi par le biais d’un communiqué où il a dit attendre avec impatience «la réponse et les conseils» du commissaire aux conflits d’intérêts, Joseph Kennedy.

«Je suis responsable de l’administration des services de police et de la sécurité publique — un rôle que je prends très au sérieux, et je suis redevable envers les Néo-Écossais», a-t-il déclaré.

Le commissaire a pour sa part indiqué qu’il venait de recevoir l’affidavit et qu’il n’avait pour l’instant aucun commentaire à faire sur le sujet.

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