N.-É.: un homme au coeur d’une bataille judiciaire sur l’aide à mourir est décédé

HALIFAX — Un homme de la Nouvelle-Écosse dont l’épouse s’est tournée vers les tribunaux pour l’empêcher de recevoir l’aide médicale à mourir est décédé à l’hôpital.

Selon son avis de décès publié sur le site d’un salon funéraire, Jack Eugene Sorenson, 83 ans, est mort samedi au Fishermen’s Memorial Hospital de Lunenburg, en Nouvelle-Écosse.

Son épouse depuis 48 ans, Katherine Sorenson, n’a pas réussi à empêcher le processus d’aide médicale à mourir après que sa tentative eut été rejetée, vendredi, par la Cour d’appel de la Nouvelle-Écosse.

La décision unanime de trois juges a indiqué que le tribunal n’était pas compétent pour déterminer l’admissibilité à l’aide médicale à mourir, y compris pour savoir si une personne avait la capacité de prendre des décisions concernant le traitement de fin de vie.

Les juges ont également déterminé que ces décisions devraient être laissées aux évaluateurs des soins de santé.

Katherine Sorenson, 82 ans, avait soutenu que le désir de mourir de son mari était provoqué par l’anxiété et des délires.

Le cabinet d’avocats représentant Jack Sorenson a indiqué mardi qu’il ne ferait pas de commentaire sur sa mort.

Dans un courriel, l’avocat de Katherine Sorenson, Hugh Scher, a déclaré qu’il ne pouvait pas confirmer la mort de Jack Sorenson.

«Je ne sais pas. Notre cliente n’a même pas été informée du décès par l’autorité sanitaire ou aucun médecin», a dit M. Scher. «Elle a appris le décès de celui qui était son mari depuis 48 ans au salon funéraire, à qui elle avait précédemment demandé de l’appeler en cas d’un tel manque de considération de la part des autres.»

M. Scher a confirmé que sa cliente demanderait toujours l’autorisation d’interjeter appel devant la Cour suprême du Canada «pour corriger les erreurs commises par les tribunaux inférieurs».

La Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse n’a divulgué aucun détail sur la mort de M. Sorenson, invoquant la confidentialité des patients.

«En ce qui concerne l’affaire (d’aide médicale à mourir) qui a été portée devant les tribunaux, nous reconnaissons que Katherine Sorenson a le droit de demander l’autorisation de faire appel devant la Cour suprême du Canada, et la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse respecte la procédure judiciaire», a-t-on indiqué dans une déclaration. «Nous sommes convaincus que dans ce cas, les étapes et processus appropriés ont été suivis, conformément à la législation et aux politiques en vigueur.»

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