Navires de l’expédition de Franklin: Parcs Canada s’entend avec les Inuits

OTTAWA — Parcs Canada et la Fiducie du patrimoine inuit se sont entendus sur la manière de préserver et d’étudier les artefacts de l’expédition de Franklin.

Les épaves du HMS Erebus et du HMS Terror seront protégées sur la base des connaissances traditionnelles inuites et présentées au public dans une perspective inuite.

Tous les efforts seront déployés pour que les artefacts soient exposés au Nunavut dans le cadre de l’entente signée lundi.

Les musées ou institutions culturelles qui souhaitent étudier ou exposer les objets tirés des bateaux échoués ne pourront le faire que sur une base temporaire.

John Franklin et 129 hommes avaient quitté l’Angleterre sur les deux navires en 1845 pour rechercher un passage nordique reliant les océans Atlantique et Pacifique.

Les bateaux se sont toutefois retrouvés piégés dans la glace et ont été abandonnés par les équipages, qui ne sont jamais retournés en Angleterre.

Toute l’histoire entourant ce qui s’est passé par la suite avec les bateaux demeure un grand mystère. Le Canada avait lancé une nouvelle initiative pour retrouver les bateaux en 2007.

Des guides inuits avaient aidé des responsables de Parcs Canada à retrouver le HMS Erebus près des côtes de l’île du Roi-Guillaume en 2014. Le HMS Terror avait été découvert deux ans plus tard, à environ 100 kilomètres de l’île.

Les deux navires constituent un site archéologique sous-marin gigantesque et complexe qui contient encore des milliers d’artefacts, que le Royaume-Uni a offerts au Canada l’an dernier. Parcs Canada et la Fiducie du patrimoine inuit sont tous deux propriétaires des artefacts.

Les Britanniques possèdent toutefois soixante-cinq objets qui ont déjà été récupérés à bord de l’Erebus — dont des morceaux de vêtements, des bottes, de la vaisselle et la cloche du navire.

En septembre dernier, les premiers artefacts de Parcs Canada et de la Fiducie du patrimoine inuit ont été repêchés dans le HMS Erebus.

Les archéologues espèrent trouver sur les navires des artefacts qui pourraient aider à expliquer ce qui est arrivé lors de cette expédition.

Les deux épaves sont des lieux historiques nationaux qui ne sont pas accessibles au public.

Les plans à long terme prévoient que les gardiens inuits accueilleront des visiteurs sur les sites de l’épave pour partager l’histoire de l’expédition de Franklin et de la culture inuite.

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