Négociations de l’ALÉNA: l’impasse persiste dans les dossiers les plus litigieux

MÉXICO — La cinquième ronde de négociations pour renouveler l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) s’achève mardi à Mexico sur des impasses persistantes dans les dossiers les plus litigieux.

Selon des sources, les négociateurs ont réalisé certains progrès dans des dossiers plus techniques, et auraient même pratiquement conclu des ententes sur des sujets moins litigieux comme le commerce en ligne.

On ne signale par contre aucun progrès véritable dans les secteurs de l’automobile, des produits laitiers et du mécanisme de règlement des différends.

Plusieurs sources dans le pays hôte indiquent que le Mexique a maintenu le front commun avec le Canada dans la plupart des dossiers litigieux pendant cette semaine de négociations. Les deux pays se sont surtout efforcés de démontrer que les exigences américaines nuiraient aux trois partenaires.

Les négociateurs mexicains ont semble-t-il joué dur sur le protectionnisme américain, en soutenant que si Washington veut réserver les approvisionnements publics aux seules entreprises américaines, la réciprocité mexicaine ferait encore plus mal aux États-Unis.

Cette «ronde Mexico» se conclut par ailleurs dans un climat d’incertitudes: la menace d’un retrait unilatéral américain, brandie par le président Donald Trump, et la suite des choses si un accord n’est pas conclu avant la nouvelle échéance de mars 2018.

Par contre, les sources mexicaines s’entendent toutes sur une chose: si le président Trump amorce le mécanisme de retrait, pour donner aux négociateurs américains un levier à la table, le Mexique refusera de discuter sous la menace et préférera laisser les États-Unis quitter le traité commercial vieux de 23 ans.

La sixième ronde de négociations aura lieu à Montréal à la fin du mois de janvier, a appris La Presse canadienne. Contrairement à la ronde de Mexico, les ministres responsables des trois pays devraient être de retour à la table.