Négociations du secteur public: le SFPQ dépose ses demandes à Québec

MONTRÉAL — À son tour, le Syndicat de la fonction publique et parapublique a déposé ses demandes au gouvernement du Québec, vendredi, en vue du renouvellement des conventions collectives. Et ses demandes salariales ne sont pas chiffrées pour l’instant.

Les contrats de travail qui lient le gouvernement du Québec et le demi-million d’employés de l’État viennent à échéance le 31 mars prochain.

Le SFPQ a la particularité de ne pas avoir chiffré ses demandes salariales, pour le moment. Il affirme qu’il faut «combler le fossé salarial qui sépare la fonction publique du reste du Québec» mais sans le chiffrer. Il revendique des salaires «au moins comparables» à ceux des autres travailleurs du Québec occupant des emplois équivalents. «À fonction égale, salaire égal», résume son président général, Christian Daigle.

Quelque 26 000 des 40 000 membres du SFPQ, un grand syndicat qui n’est lié à aucune centrale, sont concernés par la présente négociation avec le gouvernement du Québec. Ils sont employés de bureau et techniciens, par exemple, travaillent dans les différents ministères.

Le SFPQ n’est pas le seul à ne pas avoir chiffré ses demandes salariales. La FTQ a fait de même, en expliquant qu’il fallait donner d’abord toute la chance à la négociation sectorielle, qui se concentre sur les conditions de travail, comme la surcharge de travail.

Le gouvernement du Québec doit déposer ses offres à l’ensemble de ses employés au cours des prochaines semaines. La négociation pourra ensuite débuter.

Le premier ministre François Legault a déjà fait part de sa volonté d’offrir des augmentations différentes selon le titre d’emploi, préférant se montrer plus généreux envers ceux dont le métier est en pénurie et qui sont sous-payés, notamment les préposés aux bénéficiaires. Il est aussi prêt à enlever les premiers échelons de l’échelle de salaire des enseignants. Les autres devraient semble-t-il se contenter d’augmentations liées au coût de la vie.

Dans le secteur public, les préposés aux bénéficiaires gagnent au premier échelon 20,55 $ et au cinquième et dernier échelon 22,35 $.

Cette négociation est particulière, puisque les organisations syndicales n’ont pas réussi à s’entendre pour reconstituer le front commun. La FTQ, la CSN et la CSQ ont donc déposé des demandes distinctes. La seule alliance qui a pu être formée est celle de la FIQ (Fédération interprofessionnelle de la santé) et de l’APTS (Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et les services sociaux).

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