Secteur public: les enseignants de la CSQ veulent revoir la composition des classes

Dans le cadre des négociations pour le renouvellement de leur convention collective, les enseignants de la CSQ revendiquent des modifications à la composition des classes et un allègement de leur tâche.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui fait partie du front commun, avait déposé ses demandes communes, vendredi dernier, notamment sur les salaires et la retraite.

Lundi, ses fédérations qui représentent les enseignants, les professionnels et les employés de soutien ont déposé à Québec leurs demandes dites sectorielles, à savoir celles qui concernent les conditions de travail comme la création de postes et les horaires.

Ainsi, la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) demande d’ajuster la taille des groupes, de revoir la composition des classes et d’alléger la tâche des enseignants pour qu’ils puissent se concentrer sur l’enseignement proprement dit.

L’intégration en classe régulière des élèves handicapés, en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage, complique la tâche des enseignants, qui n’obtiennent pas toujours les ressources requises pour les aider.

«Ils n’en peuvent plus de la composition de la classe. Ils veulent retrouver une classe qui va leur permettre de travailler à la réussite de chacun de leurs élèves. Ils ne veulent plus que la classe régulière, qui est devenue une classe spéciale sans soutien, sans personne pour les aider, continue à dévaloriser la profession comme elle le fait», a résumé en entrevue Josée Scalabrini, présidente de la FSE.

«Ce que nous demandent les enseignants, c’est: s’il vous plaît, permettez-nous de faire ce pour quoi on est allé étudier, c’est-à-dire enseigner», a ajouté Mme Scalabrini.

Employés de soutien et professionnels

Les employés de soutien scolaire, quant à eux, revendiquent la création de plus de postes à temps complet et la fin des horaires brisés. Bon nombre d’entre eux occupent des emplois ayant peu d’heures garanties chaque semaine.

Ils revendiquent également une valorisation de leurs emplois.

«Il ne faut pas déguiser les conditions de travail pour qu’elles semblent meilleures, il faut de réels gestes concrets pour qu’elles le soient. On ne se laissera pas berner par un écran de fumée, la magie va s’opérer lorsque le personnel de soutien sera pleinement reconnu. Il faut régler ces problèmes et ça passe par la négociation», a lancé Éric Pronovost, président de cette  fédération.

Les professionnels de l’éducation, de leur côté, revendiquent une amélioration de leurs conditions d’exercice, afin de parvenir à pourvoir les postes vacants, notamment. 

Leur fédération rapporte que 500 postes de professionnels seraient vacants dans les centres de services scolaires dans l’ensemble du Québec. Et le recours au secteur privé est de plus en plus fréquent dans ce domaine, affirme-t-elle.

«Le réseau a augmenté son recours aux services professionnels privés, extrêmement coûteux et déconnectés de la réalité des milieux scolaires, pour pallier ce manque. Pourtant, il est documenté que les services professionnels les plus efficaces, ce sont les services publics, qui sont donnés près de l’élève, dans son milieu, en concertation avec son enseignante ou son enseignant, les autres intervenants et ses parents», a plaidé Jacques Landry, président de la Fédération des professionnels de l’éducation.

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