Négociations pour 124 000 fonctionnaires fédéraux: une autre étape franchie

MONTRÉAL — La négociation pour le renouvellement des conventions collectives de quelque 124 000 fonctionnaires fédéraux vient de prendre un autre tournant, alors qu’une Commission d’intérêt public est instituée.

Une telle commission est prévue par la Loi sur les relations de travail dans le secteur public fédéral. Elle sert à aider les parties à se rapprocher.

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) représente près de 124 000 membres pour ces négociations avec le Conseil du trésor dans les services des programmes et de l’administration, les services techniques, les services de l’exploitation et celui de l’enseignement et de la bibliothéconomie.

L’AFPC avait déjà constaté l’impasse dans les négociations, en mai dernier, après plusieurs mois de discussions.

Devant cette Commission d’intérêt public, chaque partie présente un mémoire et explique sa proposition. Puis il appartient à la Commission de formuler des recommandations pour tenter d’en venir à un règlement. Celles-ci ne sont toutefois pas contraignantes.

L’AFPC espère recevoir les recommandations cet automne.

Le grand syndicat pancanadien de fonctionnaires fédéraux juge «insultantes» les offres salariales du gouvernement fédéral dans un contexte inflationniste. Celles-ci sont de 1,5 % d’augmentation la première année d’un contrat de quatre ans, puis 2 %, 1,75 % et 1,5 %. Cela donne une moyenne de 1,7 % par année sur quatre ans.

Ce printemps, le Secrétariat du Conseil du trésor avait justifié ses offres salariales en disant devoir tenir compte de la situation économique liée à la gestion de la pandémie, entre autres facteurs.

«Nos offres à tous les agents négociateurs tiennent compte de la situation économique actuelle, notamment les ententes conclues visant d’autres conventions collectives, la capacité du gouvernement d’attirer et de maintenir en poste des employés hautement qualifiés, les conditions d’emploi au gouvernement fédéral relativement à d’autres milieux de travail canadiens et la gestion financière responsable», avait-il répliqué.

L’AFPC tient également à négocier des clauses touchant le droit au télétravail et le droit à la déconnexion, afin de faciliter la conciliation travail-famille.

L’Alliance a déjà organisé de premières journées d’action, à la mi-avril, en tenant des rassemblements sur l’heure du midi devant des édifices gouvernementaux et en demandant à ses membres d’«inonder les boîtes vocales» de députés fédéraux.

Au Québec, l’Alliance de la fonction publique du Canada est affiliée à la FTQ.

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