Netflix préfère la concurrence à la réglementation pour le contenu canadien

Netflix fait notamment valoir que les services en ligne étrangers feraient l’objet d’une discrimination injuste si la loi les obligeait à contribuer au Fonds des médias du Canada.

Photo : Pixabay

TORONTO — Netflix estime qu’elle ne devrait pas être contrainte de contribuer à des fonds visant à soutenir la création de contenu canadien, faisant valoir que le pays est mieux servi par la concurrence du marché que par la réglementation des services en ligne étrangers.

La société californienne présente cet argument dans le cadre d’un mémoire présenté à un groupe d’experts nommé par le gouvernement, qui formulera des recommandations pour modifier les lois canadiennes régissant la radiodiffusion et les télécommunications.

Dans un document de 30 pages rendu public vendredi, Netflix indique qu’elle est sur la bonne voie pour «dépasser de manière significative» son engagement de 500 millions $ pour financer du contenu original créé au Canada, dans le cadre d’un accord de cinq ans annoncé en 2017.

Le document, daté du 11 janvier, est l’un des nombreux avis soumis au groupe d’experts, qui devrait achever son examen d’ici le 31 janvier 2020.

Netflix fait valoir que les services en ligne étrangers feraient l’objet d’une discrimination injuste si la loi les obligeait à contribuer au Fonds des médias du Canada, qui restreint actuellement certains droits aux diffuseurs et sociétés de distribution appartenant à des intérêts canadiens.

L’entreprise a également souligné qu’elle était confrontée à la concurrence accrue d’autres services canadiens de vidéo sur demande, y compris le service d’abonnement Crave de Bell Média, et des nouveaux services CTV Movies et CTV Throwback, financés par la publicité.

Dans la même catégorie
1 commentaire
Les commentaires sont fermés.

Que de fallacieux arguments ! Depuis quand notre pays est-il à vendre aux plus offrants? Déjà que nos toxiques « voisins du sud » ont réussi ( avec la collaboration douteuse de partenaires sans vergogne ) à « se payer » notre « ex-sport national », à coup de quelques millions ( que nous continuons bêtement à leur « donner », sans poser la moindre condition sérieuse ). Quand comprendrons-nous qu’il est illusoire de penser qu’on peut « tout se payer », même quand on n’a pas d’argent? Vaudrait peut-être mieux apprendre à se passer de quelques-uns de ces rêves hors de prix, plutôt que de « vendre son âme », jour après jour… pour ensuite redonner tous nos biens, emballés dans notre dignité ou intégrité distinctive… toujours sans conditions…