Ali Ngarukiye devra subir un examen psychiatrique de 30 jours

MONTRÉAL — Ali Ngarukiye, accusé de la tentative de meurtre du policier Sanjay Vig et du meurtre d’un codétenu, a brièvement comparu par visioconférence, mercredi, au palais de justice de Montréal. 

Son avocat, Me Lloyd Fischler, a demandé que son client soit soumis à une évaluation psychiatrique de 30 jours. Celle-ci doit viser à déterminer l’état mental de l’accusé de 21 ans au moment où il aurait commis les gestes qu’on lui reproche. 

«La défense a fait une demande pour que monsieur soit évalué, donc pour qu’on évalue sa responsabilité criminelle. (…) Le dossier va revenir à la Cour le 19 août. Si tout va bien, on va avoir le retour de l’évaluation à ce moment-là», a commenté la procureure de la Couronne, Me Katerine Brabant, dans une courte déclaration à la sortie de l’audience.

Me Fischler, qui était accompagné de membres de la famille de l’accusé, n’a pas voulu s’adresser aux médias.

Brutale agression d’un policier

Ali Ngarukiye a été appréhendé en mars dernier à Toronto en lien avec l’agression du policier montréalais, survenue le 28 janvier dans le quartier Parc-Extension. Le policier avait été agressé par derrière, désarmé et pourchassé, présumément par Ngarukiye qui aurait fait feu à deux reprises en sa direction.

Dans ce dossier, il est notamment accusé de tentative de meurtre, de voies de fait graves, d’avoir désarmé un agent de la paix et d’avoir fait feu avec une arme à feu prohibée, ainsi que du vol de deux voitures. Les policiers affirment avoir une preuve d’ADN qui démontre que le suspect était sur place au moment de l’agression du policier et qu’il était en possession d’objets avec l’ADN du policier Vig.

Erreur sur la personne

Au départ, les policiers avaient arrêté par erreur et détenu durant six jours un témoin au dossier, Mamadi Fara Camara. Celui-ci, un chargé de laboratoire de l’Université de Montréal qui faisait du taxi, venait d’être intercepté par le policier. L’enquête avait démontré qu’il n’avait rien à voir avec l’agression envers Sanjay Vig. Lui et ses proches ont récemment intenté une poursuite civile de 1,2 million $ contre le SPVM et le Directeur des poursuites criminelles et pénales. Il estime avoir été victime de profilage racial. 

Dans le second dossier, Ngarukiye, qui était détenu au centre de détention de Rivière-des-Prairies après son arrestation, a été appréhendé à nouveau sur place en juin dernier après que le corps de son compagnon de cellule, André Lapierre, eut été découvert par les agents correctionnels dans la cellule. Dans ce cas, il fait face à des accusations de meurtre non prémédité et d’outrage à un cadavre. 

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