Notley et Kenney font de la question de confiance l’enjeu des élections

EDMONTON — Les chefs des deux principaux partis politiques albertains ont transformé l’unique débat de la campagne électorale en examen de confiance.

Le chef du Parti conservateur uni (PCU), Jason Kenny, a dit que sa rivale néo-démocrate Rachel Notley ne pouvait pas gérer l’économie. Mme Notley a répliqué que son adversaire devait faire urgemment réparer son compas moral.

Selon M. Kenny, la première ministre a échoué à défendre les intérêts de la province en laissant son homologue fédéral Justin Trudeau déposer des projets de loi menaçant les projets énergétiques. Il a reproché à Mme Notley d’avoir fait adopter des budgets dont le déficit atteignait plusieurs millions de dollars et de laisser une dette approchant les 100 milliards $ en quatre ans.

Mme Notley a remis en cause le leadership de M. Kenney, citant l’intolérance exprimée par certains candidats du PCU. Elle a aussi parlé des enquêtes portant sur la course à la direction du Parti conservateur uni. Elle a remis en question les intentions de M. Kenney de reculer sur la protection juridique des élèves de la communauté LGBTQ.

De son côté, le chef du Parti de l’Alberta, Stephen Mandel, a accusé M. Kenney et Mme Notley d’avoir échoué tous les deux. Il a déclaré que le choix ne se résumait pas entre une bonne économie et une société généreuse.

Quant au chef du Parti libéral, David Khan, il a promis de galvaniser l’économie en remplaçant l’impôt sur le revenu par une taxe sur la vente.

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