Nouveau-Brunswick: les chefs débattent du recrutement des médecins

FREDERICTON — Les chefs des partis politiques du Nouveau-Brunswick ont croisé le fer sur des enjeux de soins de santé, d’éducation et de développement économique lors d’un débat télévisé mercredi soir.

Le débat en français avec traduction simultanée était diffusé par CBC/Radio-Canada.

Seuls deux des chefs présents sur cinq ont répondu en français aux questions des modérateurs et du public, soit le chef du Parti libéral, Kevin Vickers, et le chef du Parti vert, David Coon.

Sur le front de la santé, le chef progressiste-conservateur, Blaine Higgs, a déclaré que le gouvernement doit chercher des moyens novateurs de fournir des services en raison de la concurrence pour attirer des médecins dans la province.

«Nous avons appris par le biais de la COVID à quel point nous pouvons être bons. Ce n’est pas le moment de penser aux moyens du passé. C’est le moment de réfléchir à l’avenir. Avoir une vision de l’avenir signifie trouver de nouvelles façons de fournir des soins de santé», a déclaré M. Higgs.

Le chef du Parti libéral, Kevin Vickers, a accusé M. Higgs d’avoir un plan pour réduire les services plutôt que de les améliorer.

Selon M. Vickers, le chef progressiste-conservateur a un «agenda caché» en ce qui a trait à la réduction des services de santé.

D’autres chefs ont déclaré qu’ils renforceraient le recrutement de médecins ainsi que les services en santé mentale et en toxicomanie si leur parti formait le gouvernement après les élections de lundi.

«C’est très important. Il s’agit de retirer les 30 000 Néo-Brunswickois qui sont sur une liste d’attente de cette liste d’attente. Cela consiste en partie à encourager les médecins de famille à pratiquer dans cette province», a déclaré le chef par intérim du NPD, Mackenzie Thomason.

En ce qui concerne l’éducation, tous les chefs ont critiqué les gouvernements successifs qui modifient les programmes d’études et n’améliorent pas un programme d’immersion française qui ne connaît qu’un taux de réussite de 10%.

«Et si l’immersion française ne fait pas le travail que nous nous devons de faire en tant que Néo-Brunswickois, nous devrons nous pencher sur des méthodes de rechange comme le font d’autres nations et pays pour s’assurer que nos enfants ont des opportunités dans les deux langues», a déclaré le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin.

Les chefs ont également expliqué ce qu’ils feraient pour aider les communautés dans des situations économiques difficiles.

M. Vickers a déclaré qu’il intensifierait les efforts d’Opportunités Nouveau-Brunswick, tandis que M. Higgs a fait valoir que le développement d’un réseau 5G aidera à promouvoir la croissance économique dans toutes les régions de la province.

M. Thomason a appelé à la fin des subventions généreuses aux entreprises et à la réorientation du financement vers les municipalités, tandis que MM. Austin et Coon ont appelé à une réforme fiscale.

Le chef du Parti vert a appelé à donner plus d’autonomie aux villes et à assurer qu’elles reçoivent un plus grand pourcentage des revenus provenant des taxes foncières.

Les chefs ont débattu la semaine dernière sur le réseau Rogers et se réuniront à nouveau jeudi soir lors d’une table ronde virtuelle organisée par CTV.

Le taux de participation pour les deux jours de vote par anticipation qui s’est terminé mardi a été qualifié d’élevé après qu’Élections Nouveau-Brunswick eut exhorté les gens à voter tôt afin d’éviter de longues files d’attente le jour de l’élection, le 14 septembre.

Il s’agit de la première élection dans le pays depuis le début de la pandémie de COVID-19, et plusieurs mesures de précaution sont appliquées dans les bureaux de vote.

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