Nouveau contrat de travail pour 200 syndiqués du parc Jean-Drapeau

MONTRÉAL — Les quelque 200 cols bleus de Montréal à l’emploi du parc Jean-Drapeau viennent d’entériner l’entente de principe qui était intervenue pour renouveler leur convention collective, juste à temps pour le Grand Prix de Montréal.

C’est dans une proportion de 95 pour cent qu’ils ont accepté l’entente de principe qui avait été convenue avec l’employeur. En mai dernier, ils s’étaient dotés d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Ils n’auront finalement jamais débrayé; ils se sont limités à des moyens de pression dits de «visibilité».

Le contrat de travail, d’une durée de six ans, prévoit des augmentations de salaire de l’ordre de 2 à 2,25 pour cent par année, a précisé en entrevue vendredi Daniel Morin, conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ.

M. Morin se dit particulièrement fier de ce que le SCFP a obtenu au chapitre de la sécurité d’emploi. Des quelque 200 membres du syndicat, seulement 43 sont permanents. Les autres sont auxiliaires ou occasionnels.

Il précise que «pour le moment», six nouveaux postes permanents seront créés. Les besoins de l’employeur seront évalués afin de voir s’il y a possibilité de créer d’autres postes permanents, en vertu d’un mécanisme qui a été négocié, a rapporté M. Morin.

Le syndicat a également obtenu des améliorations au régime de retraite.

Ces syndiqués, qui sont préposés au service à la clientèle, électriciens, plombiers, responsables de l’entretien du terrain, sont «très heureux» de l’entente, qui vient corriger plusieurs disparités qui existaient entre les employés permanents et ceux qui ont un statut précaire, a rapporté M. Morin.

La grève n’aura donc pas eu à être déclenchée. «Ce sont des gens qui sont très fiers de la réussite du parc, de la beauté du parc et des événements qui s’y produisent. Ils ne souhaitaient pas, ces gens-là, voir ternie l’image du parc. Ils sont très heureux de voir l’ouverture qu’on a réussi à mettre sur la table pour en arriver à une belle entente comme celle-là. Ils sont très, très heureux», a commenté M. Morin.