Nouvelle-Écosse: loi sur le consentement présumé en matière de don d’organes

HALIFAX — La Nouvelle-Écosse devient le premier État fédéré d’Amérique du Nord à appliquer le consentement présumé en matière de don d’organes. 

Dans cette province où les taux d’enregistrement des donneurs sont parmi les plus élevés au Canada, la loi prévoit que tous les résidents de la Nouvelle-Écosse soient considérés comme des donneurs d’organes et de tissus, à moins qu’ils se soient eux-mêmes retirés du programme.   

Le Dr. Stephen Beed, directeur médical du programme de dons d’organes Don de Vie de la Nouvelle-Écosse, estime que l’entrée en vigueur de la loi est une rare opportunité d’apporter une modification au système de santé.  

Le Dr Beed signale que lors de la préparation de la transformation du système de dons d’organes, on a beaucoup insisté sur l’éducation de la population. Des efforts de coordination ont été déployés, une banque de données a été développée et 27 médecins spécialistes en dons d’organes ont été ajoutés au cours des trois dernières années dans la province.  

Le directeur médical de Don de vie a observé que le don d’organes a augmenté de 35 % dans des pays d’Europe tels la Belgique et l’Espagne lorsque le consentement présumé a été appliqué.  

Les plus récentes statistiques de l’Agence canadienne du sang indiquent qu’en 2019, 250 Canadiens ont perdu la vie en attente d’une transplantation d’organe, comparativement à 223 un an plus tôt. À la fin de 2019, 4419 Canadiens attendaient une transplantation.

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