Nouvelle entente sur les salaires chez Services de cartes Desjardins

MONTRÉAL — Quelque 1200 syndiqués de Services de cartes Desjardins à Montréal et à Trois-Rivières viennent d’entériner dans une proportion de 96 pour cent l’entente salariale qui est intervenue avec leur employeur.

C’est une convention collective d’une durée exceptionnelle, soit de 10 ans, qui est en vigueur de 2013 à 2023, qui prévoyait une réouverture, mais uniquement pour déterminer les augmentations de salaire à verser.

L’entente a été conclue entre la section locale 500 des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC-500), un grand syndicat affilié à la FTQ, et Desjardins.

L’entente qui a été conclue prévoit une majoration de l’échelle de salaire de 1,5 pour cent pour tous les niveaux d’emploi, a expliqué au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, jeudi, le négociateur des TUAC-500, Michel Thivierge. Mais elle comporte également une possibilité d’augmentations plus élevées en fonction du rendement du travailleur.

En fin de compte, environ les trois quarts des syndiqués vont toucher des augmentations de 2 à 3 pour cent, a-t-il pris soin d’indiquer. D’autres toucheront davantage encore, 4,5 ou 5 pour cent et d’autres le minimum.

«La beauté de l’entente, c’est que ce ne sont plus des échelles fixes en tant que telles. Ils ont bâti une échelle où on a obtenu plus d’augmentation selon plusieurs critères. Les gens qui travaillent dans la boîte ont des catégories d’emploi (et ça prend en compte) l’expérience, les qualifications, le rendement. Tout est bâti dans cette échelle-là», a expliqué de son côté Antonio Filato, président des TUAC-500.

M. Filato s’est dit particulièrement fier de l’entente qui a été conclue. «Aujourd’hui, le syndicalisme a tellement mauvaise presse quand on parle de conflits de travail ! Nous, on cherche le règlement, pour que nos membres soient heureux et que l’entreprise soit heureuse aussi et qu’elle puisse fonctionner dans un contexte extrêmement compétitif», a-t-il commenté.

Autre particularité, plutôt que de tenir une assemblée générale des membres pour se prononcer sur l’entente salariale, le syndicat, en plus de faire parvenir la documentation requise à ses membres par Intranet, a tenu des «journées portes ouvertes» sur le contenu de l’entente. De plus, il offrait un calcul personnalisé de ce qu’elle représenterait pour le travailleur, a souligné M. Thivierge.

M. Thivierge se félicite de cette façon de procéder «moins traditionnelle» qui a permis de joindre un plus grand nombre de membres. Ce sont 739 membres qui ont voté.

Des 1200 syndiqués concernés, une cinquantaine travaillent à Trois-Rivières et environ 1150 à Montréal. Ce sont eux qui s’occupent de la gestion des cartes de crédit Desjardins.

Desjardins aussi s’en est réjoui. «Nous sommes heureux de cette nouvelle entente salariale pour nos employés aux services de cartes de Montréal et Trois-Rivières. Desjardins déploie beaucoup d’efforts afin de demeurer un des meilleurs employeurs au Canada.»

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