Nouvelles mesures fédérales destinées aux voyageurs: Québec satisfait

QUÉBEC — Le voeu du Québec a été exaucé, avec le resserrement annoncé vendredi des mesures fédérales encadrant les voyages à l’étranger.

Dès l’annonce faite sur l’heure du midi par le premier ministre Justin Trudeau, le premier ministre François Legault s’est empressé de publier un gazouillis affichant sa satisfaction et sa gratitude.

«Je remercie le premier ministre Justin Trudeau pour les mesures qu’il a annoncées concernant les voyages à l’étranger. Je lui offre toute la collaboration du gouvernement du Québec», a écrit M. Legault sur son compte Twitter.

Au cours des dernières semaines, M. Legault avait maintes fois interpellé publiquement son homologue fédéral pour qu’il interdise les voyages à l’étranger non essentiels ou qu’il impose une quarantaine de deux semaines, supervisée, à l’hôtel, aux frais des voyageurs. Le gouvernement fédéral aura finalement opté pour une formule hybride.

La réponse officielle du gouvernement du Québec n’est pas venue du premier ministre, mais plutôt de la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

En conférence de presse à l’Assemblée nationale, Mme Guilbault a qualifié l’annonce de «bonne nouvelle» fort attendue par Québec et allant «dans le sens que nous souhaitions».

Dès lors, le Québec veut «tendre la main» au gouvernement fédéral pour mettre en place «le plus rapidement possible» les mesures privilégiées et assurer le succès de l’opération.

La ministre a dit que dès lundi les policiers québécois, ceux de la Sûreté du Québec et ceux des services municipaux, seront outillés pour effectuer les visites de suivi des voyageurs en quarantaine et seront aptes à remettre aux contrevenants des rapports d’infractions généraux.

Elle a émis quelques bémols sur l’annonce fédérale pour affirmer que certaines questions demeuraient en suspens, à savoir par exemple le moment où l’ensemble des mesures vont entrer en vigueur, nommément les trois jours de quarantaine imposés à l’hôtel aux frais des voyageurs.

La ministre se questionne également sur le fonctionnement des centres de santé publique, auxquels le premier ministre Trudeau a fait référence, et où les gens de retour de voyage devront terminer leur quarantaine après le séjour forcé de trois jours à l’hôtel, si le test de dépistage effectué à l’hôtel est positif.

«À quel endroit ces gens-là se rendent? Sous la responsabilité de quel gouvernement? Cela fera partie des questions qu’on va poser», a commenté Mme Guilbault, ajoutant qu’elle endossait totalement le principe voulant qu’on exerce une surveillance serrée du processus de quarantaine, du début à la fin.

La suspension des voyages effectués au Mexique et aux Caraïbes, à partir de dimanche et jusqu’au 30 avril, est une autre bonne idée en provenance d’Ottawa, selon elle, «mais il reste d’autres destinations» au sud qui demeurent très populaires auprès des Québécois, mais qui n’ont pas été incluses dans l’annonce. Qu’on pense à la Floride. 

Huit cas de variants au Québec

Au total, les moyens annoncés vendredi devraient aussi, espère-t-elle, constituer un moyen efficace d’éviter de faire entrer au pays des variants du virus de la COVID-19, en provenance du Royaume-Uni, du Brésil ou de l’Afrique. 

Ce scénario «nous inquiète énormément», a reconnu Mme Guilbault, rappelant que huit cas du variant britannique avaient été répertoriés au Québec à ce jour, dont quatre associés à une seule personne «qui n’avait pas respecté la quarantaine».

Le variant provenant du Royaume-Uni est reconnu pour être particulièrement contagieux.

«S’il fallait que les variants se propagent au Québec, ce serait catastrophique», selon elle.

Le gouvernement a annoncé vendredi qu’il octroyait 11 millions $ à l’Institut national de santé publique (INSPQ) pour surveiller l’apparition des variants au Québec. 

On ne peut dire qu’elle n’est pas charmante, la v.-PM.
Elle EST charmante. Notamment en points de presse.
Tel celui-ci vendredi dernier. Tout sourire se projetant.

Avant-hier, ajoutait-elle amour. Offrait-elle tout amour
à la communauté musulmane de Québec et «à toute
la communauté de Québec d’ailleurs ».

Pas la première à parler amour à Québec.
Horacio l’ayant fait, 25 septembre dernier:
« aidez-vous les uns les autres.* […] Ça fait qu’aidons-nous les uns les autres à nous protéger. C’est un geste… honnêtement, c’est un geste d’amour que de vouloir protéger les autres […]

[…] Et par amour de leurs parents, ou de leurs amis, ou des autres […], ils doivent faire une action. »

* qui sonnait, donc, comme le classique proverbial « Aimez-vous les uns les autres »…

Puis, comme c’en était l’« anniversaire », aura-t-il été rappelé et déploré le tragique Événement de janvier 2017. Tout en s’emmêlant encore en l’islamophobiephobie. Islamophobiephobie? Oui.

Au Québec, les choses ne se vivent, ne se sentent et ne s’expriment pas comme ailleurs.
Comme l’avait dit le précédent premier ministre, en effet, on y a peur d’avoir peur.
Ce qu’a reconnu implicitement l’actuel premier ministre en énonçant, lui, que :
« La seule chose dont on doit avoir peur, c’est la peur elle-même. »

(Pour un point de vue éclairé illustrant la chose — [l’islamophobiephobie] —
jeter coup d’oeil au doc suivant) :
https://www.lesoleil.com/opinions/point-de-vue/islamophobie-dans-quelle-societe-vit-francois-legault-2f8ca3d02e54bfcd790b960f667978ff

Maintenant, éprouve-t-on difficulté, chez nous, avec une autre ‘chose’:
l’autorité, le leadership. Autre concept sou ve rai ne ment incompris.
À tel point que PM/Q aura dit concevoir et pratiquer ainsi le meilleur
leadership possible ou souhaitable:
celui ou ce « qui écoute les citoyens, qui écoute la population »

On eût cru que c’eût dû ou pu être plutôt celui que la population
écoute ou suit. Or, non, selon lui, ce serait l’inverse.

Il vient d’en redonner exemple, en redisant que la population ne
veut pas de re-référendum demain matin.
Et les sondages lui donnent d’ailleurs raison relativement à son
leadership. Puisque les Québécois auraient volontiers suivi leur
premier ministre d’alors, Robert Bourassa, il y a trois décennies
s’il les avait conviés à réaliser la souveraineté du Québec, alors
qu’en ce moment, quand bien même le PM/Q en fonction leur
recommanderait-il de le suivre en son rêve antique de liberté
Q
ils ne le suivraient point, lui.
Comme quoi, oui, est-il un leader qui suit plutôt que l’on suit.

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